Accueil

Le Roi reçoit le président du Vlaams Belang au Palais royal, une rencontre qui rompt avec la tradition (photos)

Tom Van Grieken a finalement été invité par le Roi ce mercredi matin. L’entretien a duré un peu moins d’une demi-heure.

Temps de lecture: 3 min

Le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken, a finalement été invité par le Roi ce mercredi matin à 10h45. C’est la première fois que le parti d’extrême droite est reçu par le Palais dans le cadre des consultations pour la formation d’un gouvernement fédéral. En arrivant au Palais royal, Tom Van Grieken a estimé normal que le chef de l’Etat invite le gagnant des élections. L’entretien s’est terminé peu avant 11h15, selon nos informations.

À l’issue du scrutin de dimanche, le Belang est le 2e parti au nord du pays, avec 18,5 % des voix et 18 sièges à la Chambre. En 2003, le Vlaams Blok avait décroché le même nombre de sièges fédéraux – et 11,6 % des voix – mais n’avait pas été invité par Albert II.

« Rien que l’idée de voir arriver le Vlaams Belang au Palais me fait froid dans le dos, mais au vu du résultat démocratique en Flandre, personne n’en tiendra rigueur au Roi de le recevoir », a déclaré le président du CDH, Maxime Prévot, à sa sortie du Palais ce mercredi matin.

« Le principe, c’est que l’extrême droite n’est pas reçue au Palais », avait de son côté déclaré le constitutionnaliste Marc Uyttendaele, mercredi matin, dans Matin Première sur la RTBF. En Flandre, de plus en plus de voix s’élevaient néanmoins pour que le président du parti soit lui aussi consulté, en vertu du principe de neutralité que doit respecter le Roi.

Dernière rencontre en 1936

La dernière rencontre officielle entre un souverain belge et un leader de l’extrême droite remonte à 1936. A l’époque, Léopold III avait invité Léon Degrelle, à la tête du parti Rex. En 1978, le roi Baudouin avait également invité Karel Dillen, président du Vlaams Blok, mais ce dernier avait décliné l’invitation en raison de l’aversion de son parti pour la monarchie.

Le président du PTB, Peter Mertens, sera reçu par le Roi à 11h45. Voilà qui devrait clôturer le tour de consultations des présidents de parti par Philippe, en vue de la désignation d’un informateur chargé d’envisager les formes de coalitions fédérales possibles. On le sait : le Roi ne traîne pas. Si un consensus peut se former sur le nom d’une personne chargée d’un premier tour de piste, l’ambition royale, nous revient-il, était de désigner cet informateur (ou quel que soit le nom qu’il porte) aujourd’hui encore. Mais ce mercredi, en fin de journée, nous apprenons qu’il n'y aura finalement pas de décision du Roi aujourd'hui quant à la désignation d'un informateur. Le Roi se donne donc un peu de temps avant de désigner un informateur fédéral. Le consensus sur un nom semble plus délicat à trouver que prévu.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

8 Commentaires

  • Posté par Mine , mercredi 29 mai 2019, 15:14

    la peur n´évite pas le danger.On vit encore en Belgique unitaire. Il est normal que le roi respecte les électeurs flamands. C´est et c´était aux Wallons de se forger plus de caractère et améliorer leur taux d´emploi et leur force économique.

  • Posté par BEECKMAN Marc, mercredi 29 mai 2019, 13:47

    Alors qu'il ne manque plus qu'un seul siège aux indépendantistes flamands (NVA et VB réuni) pour avoir la majorité absolue dans le collège flamand, je pense qu'il est temps que les mandataires francophones commencent a préparer le divorce. A force de concessions francophones pour tenter de préserver une Belgique dont la majorité des flamands ne veulent plus, notre ardoise s’alourdit d'année en année avec à terme un scission qu'on ne pourra que retarder mais pas éviter. Si on compose un gouvernement minoritaire Flamand les indépendantistes auront encore plus de voix aux prochaines élections. Et du coté francophone personne ne pardonnera et ne devra pardonner les partis qui feront un alliances avec un parti hypocrite comme la NV-A ( je ne parle même pas parler d'une alliance avec la peste brune) dont on connaît tous, la sincère sympathie et le respect qu'ils portent aux gens qui ne parlent pas la même langue qu'eux.

  • Posté par Goffin Emile, mercredi 29 mai 2019, 12:21

    Et voilà, maintenant nous savons de quel côté la balance va pencher: le cordon sanitaire a sauté par le souci de celui qui devait le préserver. Plus rien ne va s'opposer à une suédoise bis, avec le communautaire franchement exprimé (pas comme sous Charles Michel). Pendant cinq ans, la majorité francophone était minoritaire dans le gouvernement dominé par la NVA et cela ne choquait personne . Aujourd'hui une union démocratique flamande minoritaire choque un des perdants des élections. Alors, francophones, prenons clairement notre sort en mains: où tous les démocrates veulent sauver la Belgique ou bien tirons-en les conséquences. Et le climat s'en portera mieux

  • Posté par Pelgrims Alain, mercredi 29 mai 2019, 11:24

    il est normal que le Roi sache officiellement de quel bois se chauffe le VB par la voix de son président !

  • Posté par Goffin Emile, mercredi 29 mai 2019, 12:24

    Mais non, la seule fois que cela s'est passé, avant 19740 et on connaît la suite dans notre pays. Le Roi a-t-il besoin d'entendre de vive voix ce qui est écrit dans leur programme depuis des années

Plus de commentaires

Aussi en

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs