Salon: We Are Real Estate a manqué d’exposants francophones

Le premier « Ware » a été un succès. Mais la participation francophone a laissé à désirer.
Le premier « Ware » a été un succès. Mais la participation francophone a laissé à désirer. - D.R.

We Are Real Estate a remplacé avec succès Realty. Pour la précision, les organisateurs ont annoncé via un communiqué que 1.953 visiteurs ont poussé les portes du palais 7 de Brussels Expo pour fouler les allées le long desquelles 56 exposants avaient pris place.

Deux mille visiteurs et 56 exposants : les chiffres sont bons pour une première édition dont personne ne savait à quoi elle ressemblerait. D’autant que le programme des conférences semble, lui aussi, avoir séduit. « Les séminaires, conférences et présentations ont attiré beaucoup de monde, les salles étaient presque pleines à chaque occasion », poursuit le communiqué.

Fort de cette constatation, le comité organisateur n’a pas attendu longtemps pour faire part de sa satisfaction. Dès le jeudi soir 20 heures, deuxième et dernier jour du salon, ils annonçaient qu’un deuxième We Are Real Estate aurait bien lieu en mai 2020. « De nombreux exposants ont déjà affirmé vouloir revenir tandis que plusieurs nouvelles sociétés ont indiqué vouloir rejoindre le salon en tant qu’exposant », lit-on encore dans le communiqué. « Il est clair que Bruxelles était prêt pour un nouveau salon immobilier. »

Cheville ouvrière de la manifestation, Gregory Olszewski reconnaissait qu’il mettait sa réputation en jeu et jouait gros dans l’aventure. « C’était un énorme défi et nous étions un challenger sur le marché, même si nous connaissions ce marché », indique-t-il ainsi. Pour rappel, c’est lui qui avait lancé Realty il y a 11 ans pour le compte d’Artexis, lequel a été déplacé en septembre à Knokke. « Je savais qu’une grande partie du secteur nous soutenait mais entre le dire et le faire, il y a une énorme différence. Avoir pu organiser le salon est déjà une grande réussite en soi. »

Un sondage oral organisé jeudi en fin d’après-midi auprès des exposants l’a rassuré. « Quand on organise un salon, l’avis des exposants est primordial », poursuit notre homme. « Je n’ai reçu aucun avis négatif. Nous allons à présent réaliser un sondage par écrit auprès des exposants mais aussi des visiteurs pour voir ce qu’il y a lieu d’améliorer. Car d’ici fin juin, j’aimerais déjà lancer l’édition 2020. »

Recourir à des ambassadeurs

Une des critiques que l’on doit toutefois adresser à We Are Real Estate est la très forte participation flamande. Sur les 56 stands, 41 étaient occupés par des sociétés du nord du pays, un déséquilibre beaucoup trop important pour un salon qui se veut national. Gregory Olszewski en est parfaitement conscient. « Je suis le premier à regretter de n’avoir pas attiré davantage de francophones et il faudra y remédier pour le futur », dit-il à ce sujet. « Il faudra sans doute faire appel à deux ou trois ambassadeurs qui pourraient nous donner un coup de main. Je pense par exemple à des administrateurs de grosses boîtes qui ont leurs réseaux et qui pourraient passer quelques coups de fil pour faire notre publicité… Mais je précise ici qu’il ne s’est nullement agi d’un choix délibéré de notre part. Si le marché francophone n’a pas suivi, ce n’est pas de notre faute car nous avons mené tous les efforts nécessaires sur le plan de la communication dans la partie sud du pays. »

Côté pouvoirs publics, la ville de Courtrai était présente côté flamand, tout comme la Région de Bruxelles-Capitale. Pour le reste, ceux-ci ont brillé par leur absence. Mais sur ce plan-là, force est de reconnaître que les élections programmées trois jours après le salon n’ont rien arrangé. « Il a en effet été très difficile de convaincre les politiques wallons pour des raisons compréhensibles de timing mais personne ne nous a claqué la porte au nez », insiste Gregory Olszewski. « C’est sur ce point que nous avons le plus gros potentiel de développement pour les années à venir. »

Le chiffre d’affaires de cette édition devrait tourner entre 500.000 et 600.000 euros, pas suffisant pour que l’organisateur courtraisien The Fair Experts (ancien Matexpo) réalise un bénéfice. Mais c’était prévu.

Le salon 2020 devrait avoir lieu en mai, à une semaine qui reste encore à définir, et le lieu devrait rester Brussels Expo. « C’est en tout cas notre volonté car réunir en un même endroit un grand hall d’exposition et un auditoire professionnel ne se trouve pas à tous les coins de rue », conclut Gregory Olszewski.

 
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