Accueil Léna

Ces frontières disparues qui divisent les Européens

Vingt-quatre ans après l’entrée en vigueur des accords de Schengen, une partie des candidats réclament le retour d’une séparation entre les pays de l’Union. Aux confins de la France et de la Belgique, les services de police dénoncent une posture irréaliste. Avec LéNA, découvrez le meilleur du journalisme européen.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 9 min

C’est l’histoire d’une frontière qui n’existe pas, ou plutôt qui n’existe plus que pour ceux qui la protègent. Longue de 277 kilomètres et parsemée de 217 points de passage carrossables, la frontière franco-belge, qui court à travers un plat pays où alternent champs de betterave, forêts, canaux et une conurbation lilloise d’une extrême densité, a toujours été très difficile à contrôler. Une sorte de gruyère finalement. « Quand Napoléon crée la Belgique comme État tampon aux frontières nord du pays, il impose une frontière qui n’existait pas de manière naturelle. Cela génère une fluidité de mobilité énorme qui a toujours été là, d’où la nécessité d’une coopération policière », note la directrice adjointe de la police judiciaire de Lille Magali Caillat.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

1 Commentaire

  • Posté par Fenaux Pascal, dimanche 2 juin 2019, 11:43

    Un fonctionnaire de police n'est pas censé être un historien chevronné, mais tout de même, la journaliste du Figaro aurait dû saisir l'énormité de l'erreur historique. La frontière en question, à quelques ajustements post-napoléoniens près, existe depuis le début du 18e siècle et est le fruit des conquêtes françaises sur les Pays-Bas des Habsbourg. Quant à la Belgique «État tampon créé par Napoléon», c'est historiquement faux. Son territoire (les Pays-Bas méridionaux et Liège) fut annexé sous le nom de «départements belgiques réunis» par le Directoire en octobre 1795, donc Napoléon n'«imposa» pas une frontière car, à son accession au pouvoir suprême en 1799, cela faisait déjà 4 ans qu'il n'y avait plus de frontière franco-belge. Cette dernière fut restaurée après la chute de l'Empire en 1814, devint frontière officielle entre la France et les Pays-Bas belgo-néerlandais en 1815 d'abord (premier État tampon), et ensuite la Belgique indépendante en 1839 (second État tampon).

Aussi en LéNA

Voir plus d'articles
La Une Le fil info Commentaires Partager

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs