Boxe: Andy Ruiz créé la sensation et détrône Anthony Joshua

photo news
photo news

C’est peut-être l’une des surprises les plus retentissantes de l’histoire de la boxe!

Joshua, considéré comme l’un des meilleurs lourds en activité, sinon comme le meilleur, est tombé de très haut et a sérieusement écorné sa réputation.

Le Britannique, champion olympique en 2012 à Londres, a été envoyé à quatre reprises au tapis par Ruiz dans un combat dont il était le grandissime favori.

Joshua avait pourtant bien débuté le duel, en envoyant son adversaire, au léger embonpoint, au tapis dès la 3e reprise.

Mais Ruiz a aussitôt réagi avec brio. Il a envoyé Joshua au sol à deux reprises, avant même la fin du 3e round, à la plus grande surprise des spectateurs, estomaqués.

Joshua a semblé reprendre l’ascendant dans les reprises suivantes, avant le 7e round où il a perdu pied.

Il a été compté une nouvelle fois après un violent enchaînement de coups de son adversaire. Il a pu reprendre le combat, mais a été de nouveau envoyé par terre. Il s’est relevé difficilement et s’est dirigé vers son coin, sans pouvoir ou vouloir obéir aux instructions de l’arbitre, qui a alors mis un terme au combat.

Ruiz qui ne devait initialement pas disputer ce combat, est à 29 ans le nouveau champion WBA, IBF et WBO de la catégorie-reine après cette 33e victoire pour une défaite.

«C’est un rêve devenu réalité, j’ai encore du mal à réaliser», a insisté Ruiz, surnommé «le Destructeur» qui s’est présenté comme le premier Mexicain champion du monde des lourds.

Cette victoire-surprise fait exploser la hiérarchie au sein de la catégorie-reine, partagée jusque là entre Joshua, son compatriote Tyson Furry et l’Américain Deontay Wilder, champion WBC.

Après sa première défaite, pour 22 victoires (20 avant la limite), Joshua, 29 ans, a félicité chaleureusement son adversaire.

«La boxe est un sport difficile, je me suis entraîné d’arrache-pied mais j’ai été battu par un bon boxeur, cela sera intéressant de voir jusqu’où il pourra aller», a-t-il expliqué.

Joshua devait initialement affronter l’Américain Jarrell Miller, qui a fait l’objet de deux contrôles antidopage positifs le mois dernier.

Le combat a été annulé, avant que le promoteur de Joshua n’accepte le défi lancé par Ruiz qui avait fait campagne sur les réseaux sociaux.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. En tenant plus de 200 meetings dans la région, Salvini avait transformé le scrutin en un référendum sur sa personne dans l’espoir d’exiger des élections anticipées en cas de victoire.

    Élections en Italie: après un échec cuisant, Salvini va devoir revoir sa stratégie

  2. 06749896

    Billie Eilish, 18 ans, présent et avenir de la pop music

  3. 83090060_855752328196826_8677988821796651008_n

    Brexit: il y a 47 ans, les Britanniques rejoignaient les Européens sans fanfare

La chronique
  • Brux-ils Brux-elles : une priorité, la lutte contre les discriminations

    En filigrane de l’affaire Kir ne pouvait-on lire un peu de communautarisme ? Et faire le procès de l’un n’équivalait-il pas à ouvrir celui de l’autre ? La question s’est posée lors de chacune des (nombreuses) discussions avec des élus, socialistes mais pas que, des experts, de la communauté turque mais pas que… Avec, à plusieurs reprises, cette réponse, cinglée : « c’est le procès de la diversité que vous faites, et ça, c’est hors de question ». Non, il n’était, évidemment pas question de faire le procès de la diversité. C’est donc que le terme était mal choisi…

    Apparu dans la langue française au cours des années nonante, le mot « communautarisme » se hisse régulièrement dans les statistiques hautes d’occurrence sur le web et fait l’objet de nombreuses recherches académiques. Fabrice Dhume, sociologue, chercheur à Paris Diderot, s’est livré à une véritable enquête sur ce qu’il qualifie « de...

    Lire la suite

  • La leçon des «Sardines»: le populisme n’est pas une fatalité

    On dit souvent que l’Italie constitue le laboratoire politique de l’Europe. Et en Italie, Bologne apparaît comme le laboratoire du laboratoire. C’est dans la capitale émilienne, en effet, que le Parti communiste avait pris, à l’époque, ses distances avec Moscou. C’est là aussi que Romano Prodi avait inventé « l’Olivier », l’union de la gauche copiée un peu partout sur le continent. C’est là, encore, sur la place centrale, que Beppe Grillo avait lancé...

    Lire la suite