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France: environ 350 personnes défilent à Paris pour dénoncer les «mutilations policières»

Une vingtaine de « gilets jaunes » gravement blessés, notamment à la tête ou aux mains, venus de région parisienne mais aussi de Montpellier, Bordeaux ou Quimper, ont été longuement applaudis.

Temps de lecture: 2 min

Éborgnés » et autres blessés des « gilets jaunes » en tête, entre 300 et 400 personnes ont défilé dans le calme dimanche à Paris pour dénoncer les « mutilations policières » et réclamer l’interdiction des lanceurs de balle de défense (LBD) et de certaines grenades lacrymogènes « inutilement dangereux ».

Parti de la place de la Bastille peu après 12h, le cortège a défilé sans incident aux cris de « Stop aux mutilations », « Police partout, justice nulle part » ou « Macron démission, Castaner (le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, ndlr) en prison », jusqu’à la place de la Nation, où il s’est dispersé en début d’après-midi, a constaté un journaliste de l’AFP.

Une vingtaine de manifestants gravement blessés, notamment à la tête ou aux mains, venus de région parisienne mais aussi de Montpellier, Bordeaux ou Quimper, ont été longuement applaudis.

En tête, deux banderoles : l’une montrant une vingtaine de portraits de ces blessés, souvent le visage tuméfié par des tirs de LBD, et une autre réclamant l’« interdiction du LBD et des grenades lacrymogènes » GLI-F4, qui contient de l’explosif TNT, et de désencerclement GMD.

« 23 personnes éborgnées »

Selon les organisateurs du rassemblement, depuis le début des manifestations de « gilets jaunes » le 17 novembre dernier, « 23 personnes ont été éborgnées, 5 ont perdu la main, un a été amputé d’un testicule, un a perdu l’odorat et une dizaine d’autres » ont eu d’autres blessures graves (à la mâchoire, au pied…). Le ministère de l’Intérieur recensait mi-mai 2.448 blessés côté manifestants et 1.797 parmi les forces de l’ordre, sans plus de précisions.

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2 Commentaires

  • Posté par Rousseaux , dimanche 2 juin 2019, 19:03

    Ils ont été au mauvais endroit et au mauvais moment, mais ils avaient le choix : Les policiers blessés dans l’exercice de leurs fonctions, et que vous ne montrez jamais, eux, n’avaient pas le choix…

  • Posté par Brasseur Michel, lundi 3 juin 2019, 7:19

    Je trouve votre humour plus que douteux...

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