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Thierry Bodson (FGTB): «On ne peut pas se permettre une crise d’un an»

En Wallonie, une coalition PS, PTB et Ecolo a la préférence du secrétaire général.

Temps de lecture: 2 min

Thierry Bodson, le secrétaire général de la FGTB, était l’invité de La Première. Le syndicaliste a bien entendu été questionné sur la situation post-électorale en Belgique.

Therry Bodson reconnaît que la « situation est très complexe » an niveau fédéral. Il ne plaide par pour un deuxième gouvernement Michel-De Wever qui selon lui mettrait à mal « les corps intermédiaires, les syndicats et les mutuelles » et souhaite une formation assez rapide d’un gouvernement. « On ne peut pas se permettre une crise d’un an ».

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La Belgique ne peut selon Thierry Bodson se permettre le luxe d’une longue crise : « Le gouvernement en affaires courantes ne pèse plus que 25 % des parlementaires et devrait faire face à des enjeux importants comme le Brexit, la sortie du nucléaire, des budgets contestés, et à concocter. » Pas question donc d’un retour aux urnes comme évoqué par certains politologues : « Vous imaginez ? On ne peut pas se permettre une crise d’un an pour répondre à ses enjeux ».

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Une coaltiion sans le PS en Wallonie

Thierry Bodson met même la pression sur le PS, Ecolo et le PTB en les mettant en garde s’ils s’allient avec le MR en Wallonie. « Si le PS et Ecolo s’allient avec le MR, je leur souhaite bien du plaisir pour l’expliquer à leurs électeurs. Et nous aurons beaucoup de mal à soutenir cela ».

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Thierry Bodson conseille de ne pas partir d’une page blanche mais bien de continuer les dossiers qui ont été mis en place.

 

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13 Commentaires

  • Posté par Goossens Jean-marie, lundi 3 juin 2019, 11:25

    Si les wallons n'étaient aussi obtus, ils auraient voté autrement. Comment peut-on encore voter pour un parti qui est au pouvoir en wallonie depuis un siècle et qui a mené cette région au bord du gouffre, avec l'aide de son bras armé la fgtb.

  • Posté par Reginster Jean-luc , lundi 3 juin 2019, 10:45

    La ligne de démarcation gauche-droite est sans doute moins infranchissable au niveau régional qu'au niveau fédéral si on veut bien considérer les compétences en jeu. La question qui risque de se poser pour le MR, c'est de savoir comment il pourrait concilier une présence au gouvernement régional wallon et au gouvernement fédéral dès lors qu'il n'aura la maîtrise ni de l'un ni de l'autre, et que la tentation sera forte pour ses éventuels partenaires qui ne seront pas présents des deux côtés, de jouer les régions contre le fédéral. Qu'on se rappelle le Ceta.

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 3 juin 2019, 10:24

    Thierry Bodson ne sait pas compter. Si le PS s'allie au MR à la région wallone, Ecolo n'est numériquement pas nécessaire. Dans cette position, Ecolo ne pourrait rien obtenir de substentiel, et ne l'acceptera pas. A part celle-là (PS + MR), toutes les autres coalitions incluent Ecolo, ce qui serait logique vu son résultat. L'exclure serait difficile à justifier. Le plus plausible serait PS + Ecolo + CDh. Le PS tâtera sans doute de la combinaison PS + Ecolo + PTB, mais je doute qu'elle fonctionne, et si elle fonctionne elle rissque de ne pas tenir la route. Autre possibilité, au cas où le CDh déciderait qu'il veut continuer ce qu'il a entamé est MR + Ecolo + CDh, mais là, c'est Ecolo qui risque de bloquer...

  • Posté par Dermience Michel, lundi 3 juin 2019, 15:26

    Juste mais Ecolo aurait beaucoup de poids dans une alliance avec le Cdh et Mr. Le PS pour sa part a été tres décu par le Cdh en wallonie . Pas facile comme situation ...

  • Posté par Dauby Josse, lundi 3 juin 2019, 9:17

    Je pense que Di Rupo a très envie de faire alliance avec le MR (malgré l'avis des "camarades"). Ecolo ne doit en aucune manière être un parti d'appoint au vu des résultats, du programme, de l'attitude MR et du passé (les fumeuses convergences avec le même Di Rupo). Tout dépend donc du 3ème (un cdh très affaibli voire moribond ou un PTB peu enclin au compromis). Derrière son discours de ce matin, Th Bodson a parfaitement compris ce qui se joue.

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