Le CDH dans l’opposition en Wallonie? «Le champ des possibles est large», dit Maxime Prévot

Le CDH dans l’opposition en Wallonie? «Le champ des possibles est large», dit Maxime Prévot

Les socialistes Elio Di Rupo et Paul Magnette ont engagé une deuxième journée de consultations ce lundi au parlement de Wallonie. Mercredi dernier, les représentants du parti le mieux représenté au sein de la future assemblée avaient déjà reçu le MR et Ecolo. Cette fois, c’est le tour du CDH en matinée, puis du PTB à 15 heures.

La délégation humaniste est arrivée à 10h30. Elle est conduite par le président Maxime Prévot flanqué de Jean-Paul Bastin, vice-président du CDH pour la Wallonie, et d’Alda Greoli, cheffe de file du gouvernement sortant. Peu de commentaires à l’entrée du parlement.

À la question de savoir si la perspective d’une cure d’opposition évoquée par plusieurs ténors du parti était unanimement partagée, Maxime Prévot a répondu de manière laconique et prudente : « Il n’y a pas d’unanimité au sein du parti, la réflexion est en cours. Mais nous prenons avec beaucoup d’humilité le souhait de l’électeur qui a sanctionné le CDH. »

► Catherine Fonck : « Le signal de l’électeur est de ne pas envoyer le CDH dans des majorités »

On n’en saura pas plus. Dans ces conditions, quel est l’état d’esprit du CDH en vue de ces contacts préliminaires avec le PS ? « Je réserve mon message à Elio Di Rupo et Paul Magnette », s’est contenté de dire le président avant de s’engouffrer dans la salle de réunion.

Interrogé à sa sortie, après deux heures de discussions, Maxime Prévot ne s’est pas montré plus disert : « Nous avons évoqué nos convergences et nos divergences. Le champ des possibles est large, jusqu’à ce que nous prenions une décision définitive. »

Piqûre de rappel par Thierry Bodson

Cette première journée de la semaine a déjà été marquée par la piqûre de rappel adressée sur La Première par Thierry Bodson, le secrétaire général de la FGTB wallonne. Avant le scrutin, le syndicat socialiste plaidait déjà pour une coalition de gauche en Wallonie : PS-Ecolo-PTB.

Le discours n’a pas changé : « Cette coalition serait forte de 45 députés, ils n’étaient que 36 avant le scrutin. Nous ne sommes pas dans un rôle de formateur, mais la sociologie de la Wallonie ne serait pas respectée si les choses n’allaient pas dans ce sens », a estimé Thierry Bodson. « On ne respecterait pas le choix de l’électeur. »

Autant dire aussi qu’une alliance du PS voire d’Ecolo avec le MR, autre majorité possible, ne passerait pas aux yeux de la FGTB : « Je leur souhaiterais bien du plaisir pour aller expliquer cela aux électeurs. Nous aurions en tout cas beaucoup de mal à soutenir une telle majorité. »

Le PTB est-il prêt à « tenter le coup » ?

Mais le PTB de Peter Mertens et Raoul Hedebouw est-il prêt à « tenter le coup » avec les socialistes et les verts, comme l’espère Thierry Bodson. Le rendez-vous de cet après-midi fournira de premières indications : le dialogue est-il possible ? Le PTB est-il capable de s’engager dans de futures négociations avec deux partenaires ? Et ces deux partenaires peuvent-ils s’inscrire dans une démarche qui serait une première à ce niveau ?

Un début de réponse peut-être en fin de journée, mais rien n’est moins sûr. Un second tour de table est en effet envisagé par le PS dans les prochains jours avant qu’une ébauche de coalition émerge et qu’une véritable négociation s’engage. Objectif communément évoqué : un gouvernement wallon pour la fin du mois de juillet.

 
 
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