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Attractivité: la concurrence fiscale doit être régulée

En se livrant concurrence, sans limite ni régulation sur le plan fiscal, les Etats européens ne peuvent au final espérer qu’une seule issue : s’obliger à limiter à terme leurs dépenses. L’édito de Benoit July.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 3 min

S’il est une information dont la coalition suédoise aurait pu faire ses choux gras à l’approche des élections, c’est celle-ci : l’attractivité de la Belgique auprès des investisseurs étrangers est en hausse. Non seulement en chiffres absolus (un nombre record de 278 projets d’investissement en 2018), mais aussi de manière relative. Plus clairement dit, notre pays voit sa performance s’améliorer vis-à-vis de ses concurrents directs en la matière que sont nos voisins immédiats : français, hollandais, allemands et britanniques en particulier.

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6 Commentaires

  • Posté par Bibliothèque , mercredi 5 juin 2019, 14:17

    Discussion idéologique, qui renforce le populisme que l'article veut pourtant combattre. Les recettes à l'ISOC n'ont pas cessé de croître, et ce dans tous les pays, car les baisses de taux sont compensées (et parfois nettement plus) par des élargissements de la base imposable. En Belgique, il n'y a pas eu de course folle, mais des réformes structurelles positivement saluées par toutes les instances internationales. Et elles ont eu un effet positif qu'il conviendrait de souligner plutôt que de crier à nouveau au complot et au néocapitalisme. Plus d'investissements signifie plus d'emplois. C'est franchement positif et les gilets jaunes n'ont rien à faire dans cette analyse. Les intérêts des grands pays et des idéologies de gauche convergent, mais pas pour les mêmes raisons. Les conséquences sont également les mêmes, à savoir réduire la prospérité en Belgique. Quelle naïveté à gauche ! Ras-le-bol de ce positivement correct de gauche, ancré dans la fiction et la démagogie. Il y a encore beaucoup de problèmes, sociaux, environnementaux, budgétaire et autres à résoudre. Beaucoup de transitions à accompagner. Regardons le monde tel qu'il est vraiment et trouvons des solutions autres que la haine (du migrant à droite et du riche à gauche) stérile.

  • Posté par Carré Albin, lundi 10 juin 2019, 12:17

    Le capitalisme non régulé est un bienfait pour l'humanité, c'est une évidence. Elle avait raison, "il n'y a pas d'alternative". Pour celles ou ceux qui en douteraient, un conseil, se faire poser de larges oeillères.

  • Posté par Reginster Jean-luc , mercredi 5 juin 2019, 16:00

    Ah mais je suis, tout comme vous il me semble, convaincu que le modèle anglo-saxon qui laisse le soin au privé d'exercer l'essentiel des activités et des compétences non régaliennes, quitte à ce que l'autorité publique en établisse le cahier des charges, est de loin préférable au modèle étatique rarement efficace, lourd, bureaucratique et dominé par un agenda politique peu compatible avec la réalité économique. Cette opposition est assez bien prise en compte dans l'édito. Auquel il manque selon moi une dimension quand on parle d'impôt: l'affectation la plus utile de son produit et donc une nécessaire gouvernance de l'appareil de l'Etat. Ce qui était un des messages portés par les gilets jaunes avant que les groupes extrémistes politiques et les anarchistes ne les récupèrent.

  • Posté par Reginster Jean-luc , mercredi 5 juin 2019, 13:21

    A Piet Daniel. Vous avez mille fois raison. Mille mercis.

  • Posté par Reginster Jean-luc , mercredi 5 juin 2019, 11:03

    Il y a un élément fondamental qui fait défaut dans le raisonnement développé dans cet éditorial et que la crise des gilets jaunes a au moins servi à mettre une fois encore en évidence: le citoyen-contribuable n'est plus disposé à consentir à l'impôt si celui-ci n'est pas correctement et parcimonieusement utilisé par les pouvoirs qui le prélèvent. S'il sert à entretenir une nomenklatura d'apparatchiks, à multiplier les privilèges et/ou les dépenses inutiles, à développer une bureaucratie tatillonne ou une galaxie d'organisations parallèles qui servent en définitive à nourrir les choix de quelques groupuscules bien en court, les gens préféreront toujours dépenser l'argent eux-mêmes. Or ce qui a changé à notre époque de transparence, c'est que les dérives du gaspillage des fonds publics finissent toujours par être connues. Et plus personne, en dehors de ceux qui en profitent, ne les pardonnent.

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