Les informateurs écartent le PTB: «Les partis traditionnels n’ont rien intégré des résultats», s’indigne Hedebouw

Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.
Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB. - Belga

Le Roi a prolongé la mission des informateurs Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (SP.A) jusqu’au 17 juin. Ils devraient s’entretenir de nouveau avec les présidents de « tous les partis qui sont actuellement en mesure de jouer un rôle dans la formation d’un gouvernement fédéral ».

Le PTB ne fait pas partie de cette liste, tout comme le Vlaams Belang d’ailleurs. Les communistes l’ont constaté de facto n’ayant pas reçu d’invitation pour le premier tour des négociations qui vient de s’achever. « C’est assez grave », réagit Raoul Hedebouw. « On en est qu’au stade de l’information et visiblement, se renseigner sur un programme, c’est déjà trop demander. »

Pour le porte-parole du parti marxiste, cela prouve qu’il n’y a « aucune remise en cause des partis traditionnels dans le cadre de cette élection. On discute, on s’informe, on négocie mais on n’a rien envie de remettre en question malgré le signal de l’électeur le 26 mai. C’est alarmant mais démontre que le consensus mou entre les partis traditionnels perdure. »

Raoul Hedebouw en profite pour lancer un appel à Didier Reynders et Johan Vande Lanotte afin qu’ils reviennent sur leur décision et invitent le PTB à la table des négociations. « Les gens ont voté pour la baisse de la TVA sur l’électricité de 21 à 6 %. Pour la pension à 1500 euros par mois. On est déjà exclu d’avance et ils restent dans leur entre soi. »

L’argument d’« urgence » invoqué par les informateurs ne le convainc pas plus. « C’est le plus nul que je n’ai jamais entendu. On n’est quand même pas à deux heures près. La dernière fois, ils ont mis 541 jours ! ».

Sur son compte Twitter, Raoul Hedebouw explique que « les informateurs n’ont même pas pris la peine ne serait ce que de s’informer des points de vue du PTB sur crise actuelle. C’est dire à quel point les partis traditionnels veulent rester entre eux et n’ont rien intégré des résultats du 26 mai ! »

Sur le même sujet
PolitiqueDidier Reynders
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Avec 44,6
% des voix, Georges-Louis Bouchez devance nettement Denis Ducarme, 25,1
%. Mais un duel les attend désormais.

    Présidence du MR: Bouchez a convaincu le sommet, pas assez la base

  2. j-accuse.20191101014130 (1)

    Jean Dujardin au «Soir»: «C’est très français, la xénophobie»

  3. Origi et Praet jouent peu avec les Diables rouges. Ils pourraient profiter des deux matchs à venir pour accumuler un peu de temps de jeu.

    Plusieurs Diables rouges lancent leur sprint final pour l’Euro

La chronique
  • La radicalité ordinaire, on commence à s’y habituer au lieu de s’en étonner

    Dans mes dernières chroniques, j’ai évoqué à plusieurs reprises une montée en puissance des revendications citoyennes dans le champ politique. Elle se traduit notamment par des bras de fer avec le pouvoir, par des tentatives de faire plier les autorités, de les contraindre à abandonner un projet ou une décision ou, à l’inverse, de les forcer à légiférer dans un sens précis, à exécuter un ordre venu de la rue ou d’un collectif de citoyens.

    Les stratégies utilisées pour atteindre de tels objectifs sont multiples, et plus ou moins légales selon les cas ; les sujets concernés sont infiniment variés ; les citoyens impliqués, enfin, s’organisent de différentes manières, plus ou moins structurées, plus ou moins dépendantes des réseaux sociaux. Mais ce qui frappe, surtout dans un pays habitué à voir la société civile s’exprimer, c’est la radicalité accrue de nombreuses revendications, la jeunesse, souvent, de celles et ceux qui les portent, et la détermination avec laquelle les citoyens tentent d’obtenir gain...

    Lire la suite

  • Augmenter le salaire minimum, en se montrant visionnaire

    Travailler, juste pour survivre. C’est ce que dénoncent les défenseurs d’une hausse du salaire minimum. Et à la lecture des portraits que nous publions ce matin, on peut difficilement leur donner tort. Les salariés dont la rémunération se situe au niveau du plancher interprofessionnel, ainsi que tous ceux dont le revenu mensuel s’en approche, vivent une existence où le début du mois est un répit et où les maigres marges précieusement épargnées servent à prévenir le prochain coup dur, la prochaine grosse facture. C’est un salaire de la peur...

    Lire la suite