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France: la gueule de bois des Insoumis s’éternise

Suite à sa cinglante défaite aux élections européennes, le parti de gauche se déchire. Jean-Luc Mélenchon pourrait même se mettre en retrait.

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Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 4 min

Dire qu’il y a du rififi chez les Insoumis relève de l’euphémisme. Le 26 mai dernier, le mouvement de gauche français accusait sévèrement le coup : 6.31 % des voix au scrutin européen et une cinquième place tout juste arrachée aux socialistes. Seuls six eurodéputés ont fait leur rentrée des classes à Bruxelles ce jeudi. Le butin est maigre et la déception immense.

La tête de liste des Insoumis, Manon Aubry, faisait montre d’une lucidité bienvenue au lendemain du scrutin : « Bien sûr qu’il faut se remettre en question, les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, après il faut prendre le temps de l’analyser à tête froide ». Deux semaines plus tard, place donc à l’analyse. Mais pour la tête froide…

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2 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, vendredi 7 juin 2019, 21:26

    D'avoir refusé de choisir entre une envolée surprenante vers un populisme souverainiste et la ligne originale d'une gauche radicale, d'avoir embrassé sans nuance aucune le mouvement des gilets jaunes lourd de contradictions (tantôt gauchiste, le mouvement avait également des accents radicalement droitiers y compris sur les sujets économiques dans sa version anti-taxe) et de dérapages (racistes, antisémites et homophobes), le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a taillé lui-même en pièce un capital de près de 20% au premier tour de la présidentielle de 2017. La bonne nouvelle, c'est que rien ne pouvait plus condamner la gauche française à la nuit que l'hégémonie de ces radicaux qui refusent de considérer la complexité des circonstances.

  • Posté par Deckers Björn, vendredi 7 juin 2019, 21:36

    A cet égard, l'arrivée en tête et nettement d'EELV comme première formation de la gauche française et la résistance même faible du PS sont une excellente nouvelle pour la refondation d'une gauche française de progrès. Le mouvement d'Emmanuel Macron est de plus en plus perçu comme "et de droite, et de droite" (Comme le disait si justement François Mitterrand : "Le centre n'est ni de gauche, ni de gauche"). Dès lors, passé l'enfumage du macronisme, un espace se libère politiquement en France pour ceux qui auront l'intelligence de restructurer la gauche française autour des valeurs modernes que sont l'écologie, le post-matérialisme, la lutte contre l'individualisme. Jean-François Kahn prétend régulièrement dans ces colonnes que la gauche ne peut l'emporter qu'en parlant de nouveau "immigration" (sous-entendu en copiant à son tour le RN). On sait pourtant ou cette impasse mène, à la fin, l'original rafle la mise. Il prend à témoin les succès du passé du PCF (qui en effet n'hésitait pas à une époque à tremper sa plume dans le vinaigre identitaire). Il oublie de dire que les succès passé du PCF ne lui ont jamais permis de concrétiser une victoire nationale. Et que quand enfin la gauche arriva au pouvoir en France en 1981 (après 23 ans d'éclipse gaullienne puis giscardienne), c'était parce que François Mitterrand avait réussi à faire du PS la première formation de la gauche française et certainement pas sur un discours de droite beaujolais sur l'immigration. Toute ressemblance avec une période contemporaine....

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