Climat: des scientifiques australiens estiment la fin de la civilisation humaine à 2050

Climat: des scientifiques australiens estiment la fin de la civilisation humaine à 2050

La conclusion d’un rapport écrit par des scientifiques australiens, du «  Breakthrough National Centre for Climate Restoration », est angoissante, selon nos confrères de La Voix du Nord.

En effet, selon ces chercheurs, il pourrait nous rester finalement que très peu d’années à vivre. Trente ans au plus. Les chercheurs ont fait des estimations en fonction du non-respect des recommandations faites durant les Accords de Paris. Les températures devraient continuer d’augmenter et atteindre minimum 3 degrés supplémentaires. Ce qui provoquerait, à court et moyen terme, une destruction des écosystèmes de l’Arctique et de l’Amazonie. Ce dérèglement climatique entraînera alors beaucoup de sécheresse, de la famine et un sérieux trouble de l’ordre international. Plus de la moitié de la population mondiale serait soumise à vingt jours par an de « chaleur létale ».

« La planète et l’humanité auront atteint un point de non-retour à la moitié du siècle (…) sans une action radicale immédiate, nos perspectives sont faibles », affirment Ian Dunlop, l’ancien président de l’Australian Coal Association et ancien dirigeant de l’industrie du pétrole, du gaz et du charbon et David Spratt, directeur de Breakthrough National Centre, dans un rapport de dix pages qui fait office d’alerte.

► Les propositions du climatologue van Ypersele pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

Les 10 prochaines années sont cruciales

Les scientifiques du Giec, eux, relativisent la fin de l’espèce humaine mais s’accordent en revanche pour dire que les dix prochaines années sont cruciales.

Le mathématicien et ancien ministre de l’Environnement français rejoint l’avis des chercheurs australiens : « Il y a une hypothèse selon laquelle l’humanité n’existera plus en tant qu’espèce en 2050 », expliquait-il au Parisien. « Selon les instituts de recherche, jusqu’à 24 paramètres peuvent entrer en jeu, comme la qualité et la quantité de l’eau potable, les cycles du phosphore et de l’azote, les émissions de méthane dues à la fonte du pergélisol (NDLR : des terres normalement gelées toute l’année)… Il pourrait y avoir, autour de 2026-2028, une hausse brutale de la température de 1 ºC en seulement deux ans, alors qu’elle a augmenté de 1,2 ºC depuis 1750 et la révolution industrielle.  »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Chan Bao - nom d’emprunt -, infirmière à Wuhan, a dû être hospitalisée d’urgence
: «
Pour la première fois, j’ai pensé que je pourrais mourir
».

    A Wuhan, le coronavirus décime le personnel soignant: «Mon étage est rempli de mes collègues»

  2. Aucune destination européenne n’a été placée sous un avis négatif du SPF Affaires étrangères. Autrement dit, pas question en l’état d’obtenir l’annulation et le remboursement du voyage qui avait été préalablement réservé.

    Italie, Espagne, Chine...: puis-je annuler mon voyage à cause du coronavirus?

  3. L’église Saint-Henri, à Woluwe-Saint-Lambert, doit faire l’objet d’une rénovation lourde, dont coût six millions.

    La Région bruxelloise met les églises à la diète

La chronique
  • Lettre du Brexit: recherche candidats «bizarres et curieux» désespérément!

    Par Marc Roche

    Recherche candidats « bizarres et curieux » pour vaste réforme de l’État. Cette petite annonce aurait pu être rédigée par Dominic Cummings en vue de réaliser sa nouvelle mission : révolutionner de fond en comble la haute fonction publique britannique. Le bras droit de Boris Johnson a fait appel « aux vrais jokers, aux artistes, à ceux qui ne sont jamais allés à l’université ou qui se sont extirpés par eux-mêmes d’un trou d’enfer » pour mener à bien l’opération de chambardement.

    Cet influent libertaire a été chargé de l’un des chantiers les plus lourds du programme de Boris Johnson : le chamboulement de Whitehall, le cœur névralgique de la haute administration centrale.

    Potentiellement, il s’agit du projet public le plus ambitieux depuis la mise en place de l’État Providence par le gouvernement travailliste de Clement Attlee, en 1945. Sauf qu’en 2020, c’est la droite populiste qui est à la manœuvre.

    Le principal conseiller du « 10 » estime que la machine de l’État est...

    Lire la suite

  • Brexit, Saison 2 ou le retour du spectre du «no deal»

    L’aurait-on oublié qu’il ne serait pas inutile de se rappeler que la saga du Brexit est loin d’être une affaire close. Si le Royaume-Uni n’est bel et bien plus membre de l’Union européenne depuis le 31 janvier à minuit, ce n’est pas la fin de l’histoire. Dès lundi prochain s’engagera une négociation autrement plus difficile que le règlement du divorce : la tentative de s’accorder sur les modalités de la future relation entre Londres et l’UE avec, au cœur, un accord commercial. Et le moins que l’on puisse écrire au moment où les deux...

    Lire la suite