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Menaces, demande d’argent, surveillance…: un journaliste fait état de témoignages inquiétants au sein du PTB

Dans l’émission politique de RTL, un journaliste indépendant est venu expliquer que certains militants se sentent menacés au sein du parti.

Temps de lecture: 2 min

Ce dimanche, dans l’émission politique de RTL « C’est pas tous les jours dimanche », le journaliste indépendant Patrick Lefèbvre a fait état de témoignages troublants sur le fonctionnement interne au PTB.

« Différents militants et ex-militants ont été interrogés et neuf personnes ont expliqué qu’à partir du moment où l’on arrive à un certain degré de militantisme, le parti demande des preuves de revenus du ménage », explique le journaliste. L’objectif est de déterminer les besoins réels de la personne. Il donne comme exemple un couple avec un enfant. « On a estimé que 2.100 euros étaient suffisants pour vivre et comme ils gagnaient plus de 3.000 euros, la différence devait être versée au PTB ». Le couple a décidé de quitter le parti.

« Il y a une véritable peur. La peur de représailles et clairement, trois personnes m’ont dit qu’il y avait des menaces sous entendues », explique le journaliste sur le plateau de RTL. « On connaît des Polonais qui pourraient vous faire du mal », a raconté un ancien militant.

Un autre exemple concerne le conseil communal à Namur. Le journaliste explique que les conseillers PTB ne peuvent pas assister à un drink organisé par la commune et ne peuvent fréquenter les gens des autres partis qui sont des « traîtres ». Les militants PTB se sentent surveillés. On parle ici d’une surveillance approfondie des réseaux sociaux. « Il y aurait une personne qui passe son temps à surveiller le Facebook des militants », ajoute Patrick Lefèbvre.

Pour le moment, aucune plainte n’a été déposée.

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Et la réaction du parti ?

Le journaliste de RTL, Christophe Giltay, a contacté Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, afin d’obtenir son avis sur ces témoignages inquiétants. Ce sont pour des problèmes d’organisation qu’il n’est venu pour parler du sujet sur le plateau. « Nous sommes un parti en expansion, des gens rentrent chez nous par centaine et quand ils sont confrontés à la réalité politique, telle que le PTB la conçoit, ils ont des problèmes. Ces militants n’ont pas bien compris où ils mettent les pieds. Et quand ils atteignent un certain niveau de militantisme, car c’est assez structuré, ils se rendent compte de certaines choses », explique Raoul Hedebouw.

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36 Commentaires

  • Posté par Maquet , mardi 11 juin 2019, 0:06

    L'alliance/connivence RTL- Le Soir jusque dans des manoeuvres dilatoires, et nauséabondes pour discréditer un parti dont les élus respectent les règles internes et se soumettent à des principes dont pourraient s'inspirer les ténors des partis traditionnels...qui lorsqu'ils dérogent, sont par ailleurs objets de campagnes d'enquêtes pour autant bien sûr qu'ils n'appartiennent au parti sponsor soutenu envers et contre tout . Belles preuves d'objectivité et d'éthique journalistique que vous donnez...Je m'en souviendrai au moment de renouveler mon abonnement !

  • Posté par Passtoors Hélène, lundi 10 juin 2019, 18:25

    Je ne suis pas PTB ni vote pour ce parti. Mais je m'insurge contre la malhonnêteté des rédactions du Soir et du RTL: cette règle interne de rétrocession du PTB est connue depuis au moins 40 ans! Elle revient chaque fois dans les médias quand on veut donner des 'frissons' genre guerre froide au grand public mal informé. Quant aux interviewés: on ne l'affilie pas à un parti politique ou n'importe quelle autre organisation sans savoir à quoi on s'engage, ni sans connaître son programme et son histoire. On aurait aussi pu demander à quoi le PTB utilise cet argent et dans ce cadre p.ex. mentionner leurs centres de soins de santé gratuits pour les démunis. Des partis comme Ecolo exige aussi une rétrocession partielle des revenus, mais seulement des mandataires. Quant aux 'menaces', à ma connaissance il y en a jamais eu. Bref, j'espère qu'on ne voit pas ici le début d'une longue campagne foncièrement malhonnête et malintentionnée sans contexte ni analyse.

  • Posté par Marounek Roland, lundi 10 juin 2019, 10:29

    Exiger de ses élus qu'ils gagnent comme la moyenne des Belges (2.100€ net c'est même plutôt pas mal) , c'est plutôt une excellent façon d'éviter l'entrée des opportunistes et d'éviter que l'élu se coupe de la population. Tous les partis devraient adopter cette excellente règle

  • Posté par De Vos , lundi 10 juin 2019, 14:47

    On ne parle pas d'élus ici mais de simples militants.

  • Posté par Mertens Adrien, dimanche 9 juin 2019, 18:16

    Le PTB a des règles de fonctionnement interne... La belle affaire. Ce qui est remarquable, c'est qu'ils les respectent apparemment. On compare avec le MR qui n'a rien respecté de ses règles internes pour changer de président de parti ? Et au PS, NVA ou autres, vous croyez que les prises de décisions font l'objet d'une large consultation? Par ailleurs, on aimerait consulter les autres écrits de ce journaliste "indépendant".

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