Les demandes d’asile en baisse de 20% en mai

On constate en mai une diminution de l’ordre de 50
% du nombre de demandeurs syriens (158 personnes) qui deviennent le troisième groupe national derrière les Afghans (248) et les Palestiniens (199).
On constate en mai une diminution de l’ordre de 50 % du nombre de demandeurs syriens (158 personnes) qui deviennent le troisième groupe national derrière les Afghans (248) et les Palestiniens (199). - Photo News.

La Belgique a enregistré 1.813 demandes d’asile au mois de mai, soit une baisse de 20 % par rapport à avril (2.247). Le nombre est ainsi ramené à des proportions « normales », c’est-à-dire similaires aux années précédentes.

Les demandes d’asile avaient soudainement augmenté en juillet 2018, passant au-dessus de la barre symbolique des 2.000 requérants, parmi lesquels une proportion très élevée de ressortissants palestiniens, gazaouis pour la plupart. Les mois passants, alors que les arrivées en Europe ne cessaient de diminuer, la Belgique continuait de recevoir un nombre important de demandeurs. Ce qui avait conduit le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration à limiter en novembre et décembre les capacités quotidiennes d’enregistrement… quitte à laisser des centaines de personnes à la rue.

On constate en mai une diminution de l’ordre de 50 % du nombre de demandeurs syriens (158 personnes) qui deviennent le troisième groupe national derrière les Afghans (248) et les Palestiniens (199).

La diminution du nombre de nouveaux candidats à l’asile ne soulage cependant pas encore le réseau d’accueil. « Nous avons ressenti la baisse mais les nouvelles entrées restent plus importantes que les départs », précise le porte-parole de Fedasil, Benoît Mansy. « On continue d’augmenter la capacité d’accueil du réseau. » 23.100 places sont aujourd’hui disponibles et le dispositif sera bientôt renforcé par la création de nouveaux centres à Couvin (222 places) et Deurne (120).

« Une fois la demande introduite, celle-ci doit être traitée rapidement. Le renforcement des services d’asile arrive bientôt », a réagi la ministre Maggie De Block, dont le plan d’action approuvé en février prévoit l’engagement de 90 agents à l’Office des étrangers et au Commissariat aux réfugiés et aux apatrides. « Nous permettons ainsi que les personnes qui demandent l’asile ici reçoivent une décision plus rapidement. Celui qui n’a pas droit à l’asile devra ainsi aussi quitter le pays plus rapidement. »

 
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