Le journaliste russe Ivan Golounov, libre et en larmes, dit vouloir poursuivre ses investigations

Le journaliste russe Ivan Golounov, libre et en larmes, dit vouloir poursuivre ses investigations
Reuters

Les autorités russes ont disculpé mardi le journaliste d’investigation Ivan Golounov, accusé de trafic de drogue, opérant un recul rarissime, à la mesure de l’indignation et de la mobilisation suscitées par cette affaire dans la société civile. Le journaliste, en larmes, a affirmé ce mardi qu’il comptait poursuivre ses investigations.

«Un énorme merci pour votre soutien», a déclaré le reporter de 36 ans, manifestement très ému, aux dizaines de journalistes et soutiens qui l’ont accueilli par des applaudissement et en scandant «Vania» (diminutif d’Ivan). «Je vais continuer à travailler, à mener des investigations», a-t-il assuré.

« Le pouvoir a entendu la société », s’est aussitôt félicité le site internet indépendant Meduza qui emploie ce reporter de 36 ans, promettant de poursuivre son travail d’enquête pour déterminer les responsables de « l’opération » orchestrée contre lui.

L’Union européenne a salué une « issue positive » mais s’est inquiétée d’une affaire qui n’a fait qu’« aggraver une tendance déjà inquiétante en ce qui concerne la liberté de la presse » en Russie, tandis que l’ONG Reporters sans frontières a retenu la « mobilisation historique de la société civile ».

 
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