«Le Kroll du jour qui résume tout»: Raoul Hedebouw s’explique après avoir refusé de négocier avec le PS

Raoul Hedebouw et Paul Magnette mardi, lors d’une deuxième rencontre tendue.
Raoul Hedebouw et Paul Magnette mardi, lors d’une deuxième rencontre tendue. - PhotoNews

Ce mercredi, le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw, a affirmé à nouveau que « les négociations avec le PS sont terminées ». Mécontente de la tournure des consultations mardi à Namur avec le PS, la formation marxiste-léniniste a en effet annoncé mardi soir qu’elle n’irait pas à la prochaine rencontre avec Elio Di Rupo normalement prévue jeudi matin à Namur.

Pour expliquer sa décision, le porte-parole du PTB a repris ce mercredi le Kroll du jour dans une publication Facebook. Sur l’illustration réalisée par Kroll, on voit notamment Paul Magnette dire à Elio Di Rupo : « si on mettait le PTB là et on va le chercher quand il faut. » Celui-ci répond alors « c’est risqué », tout en proposant : « on le met ici et on appelle le MR ? »

Coalition wallonne : « Cela ne sert plus à rien de revoir le PS », conclut Raoul Hedebouw (PTB)

« Une pièce de théâtre ou on espérait pouvoir jouer avec les pieds du PTB pour justifier une alliance avec le MR », a réagi Raoul Hedebouw.

« Nos électeurs veulent une vraie rupture avec la pratique des partis traditionnels. Il faut répondre aux besoins sociaux, par exemple en construisant 40.000 logements sociaux et publics à court terme. Pas dans 30 ans. Et visiblement le PS n’était pas encore prêt à ça (comme il ne l’a pas fait ces 25 dernières années d’ailleurs) », a partagé le porte-parole du PTB.

Paul Magnette à Raoul Hedebouw : « Les négociations ne sont pas terminées, elles n’ont pas encore commencé »

« Le jeu du chat et de la souris »

« Nous n’allons pas continuer à jouer à leur jeu du chat et de la souris. Ils ont vraiment joué avec nos pieds », a déclaré ce mercredi Raoul Hedebouw à la DH, tout en indiquant n’avoir jamais réellement cru que le PS souhaitait gouverner avec le PTB. Pour le porte-parole du parti, les ambitions des rouges sont claires : « Tout ce que les socialistes veulent, c’est justifier, auprès de leur base, leur décision d’aller avec le MR. »

 
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