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Artistes brésiliens: la nouvelle chasse aux sorcières

Devenus des ennemis publics au Brésil – au même titre que les homosexuels, les Indiens d’Amazonie ou les immigrants –, les artistes sont diabolisés par le gouvernement de Jair Bolsonaro. Mais la résistance internationale s’organise, notamment à Bruxelles.

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Avec ses longs cheveux bruns effilochés, encadrant un visage émacié, on dirait Jésus tout craché. A ceci près que Renata Carvalho est un travesti. Elle a beau porter ce jour-là un tee-shirt à l’effigie de Quentin Tarantino et un sarong rouge flamboyant, attirant tous les regards dans le café branché de Sao Paulo où nous nous rencontrons, on imagine sans mal l’artiste et chercheuse se glisser dans la peau du Christ. D’ailleurs, son calvaire n’est pas sans rappeler celui du Messie puisqu’elle est régulièrement menacée de mort et qu’une partie du public lui a déjà lancé des pierres pendant qu’elle jouait sur scène, entre autres représailles contre ses spectacles. Artiste et travesti : autant dire que Renata Carvalho cumule la double peine dans le Brésil de Jair Bolsonaro.

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