Euro de basket: les Belgian Cats désormais au complet, mais Philip Mestdagh ne veut brûler aucune étape

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Les Belgian Cats sont désormais au complet pour aborder la dernière ligne droite de leur préparation en vue du championnat d’Europe de basket féminin du 27 juin au 7 juillet en Serbie et en Lettonie. Elles se sont retrouvées à Courtrai mercredi pour une première séance collective avec Emma Meesseman, Kim Mestdagh, de retour des États-Unis et de WNBA, et Julie Allemand, après son titre de champion de France avec Lyon ASVEL.

Les trois joueuses étaient certes de la partie à Saragosse le week-end dernier pour un tournoi où la Belgique s’est inclinée face à l’Italie et l’Espagne, mais elles s’étaient astreintes à des entraînements individuels. Laure Resimont, touchée au genou, était aussi de la partie.

« On a de suite vu sur l’entraînement que leur apport permet d’augmenter terriblement le niveau. On va pouvoir travailler au complet, il nous reste quinze jours et cinq matches de préparation. Je pense que nous serons prêts », a confié Philip Mestdagh, le sélectionneur national, soulagé du retour de ses cadres. Cela dit le technicien flandrien ne veut pas s’en contenter. « Nous ne devons absolument pas croire qu’avec leur retour, tout va aller forcément de soi. Les autres joueuses ont eu l’occasion de montrer ce qu’elles savaient faire en leur absence. Certaines l’ont fait, d’autres pas encore assez. L’Euro sera très compliqué et il faut absolument que le niveau de toutes les joueuses grimpe. Sans cela, nous nous mettrons en difficulté. Les autres nations connaissent désormais nos joueuses, nos systèmes de jeu, et notre philosophie. On l’a déjà vu lors du match pour la troisième place contre l’Espagne à la Coupe du monde en septembre dernier. En imposant une grosse défense physique sur Emma Meesseman et de la pression sur Julie Allemand, cela nous oblige à nous adapter.  »

Dans un groupe, basé à Zrenjanin à 80 km au nord de Belgrade, avec la Russie, le Bélarus et la Serbie, la Belgique figure dans une poule difficile à l’Euro. L’objectif est de figurer dans le top 6, synonyme de qualification pour un tournoi pré-olympique, dernière étape avant les JO de Tokyo 2020. « Je trouve d’ailleurs que l’on parle trop des Jeux. Je ne veux pas entendre le mot ‘ JO ‘. Il y a une étape avant, qui ne sera pas facile du tout à franchir. Parfois je dois calmer un peu l’enthousiasme des dirigeants et des suiveurs », soupire Philip Mestdagh. « Le match le plus important est le prochain qui vient sur la liste. Ne brûlons pas les étapes, car si l’on en manque une, pour cette génération-ci, s’en est fini du rêve olympique. »

Philip Mestdagh n’a pu compter mercredi sur Ann Wauters à l’entraînement, mais l’intérieure flandrienne, 37 ans, a juste reçu une infiltration et l’état de son genou ne suscite pas d’inquiétude, le sentiment est plutôt à l’optimisme.

Vendredi (contre l’Espagne), samedi (contre le Canada) et dimanche (contre la Chine), la Belgique dispute un tournoi des quatre Nations au Palais du Midi à Bruxelles.

 
 
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