Thierry Neuville: «Oui, on peut gagner le rallye de Sardaigne pour la troisième fois»

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Déjà fort confiant en ses moyens en temps normal, Thierry Neuville affichait la dégaine du fauve prêt à bondir sur sa proie, ce mercredi, au terme des reconnaissances du rallye de Sardaigne.

Vous vous repassez parfois le film de votre victoire pour 7 dixièmes de seconde, l’an passé, sur Sébastien Ogier ?

Il m’arrive d’y repenser, oui. Ce fut une bataille somptueuse. Nous pilotions tous les deux nos bolides à l’extrême limite et nous n’avons pas commis d’erreur. Je pense sincèrement que ce fut LE combat de l’année. Personne n’avait envie de le perdre et c’est moi qui ai décroché la timbale. Au terme de la course, j’étais complètement lessivé tellement j’avais tout donné.

Deux victoires ici. C’est un terrain que vous semblez apprécier particulièrement. Pourquoi ?

C’est un rallye très technique, terriblement exigeant pour les mécaniques. Il fait chaud, les chemins sont parfois étroits, des portions sont bosselées. Bref, on a, en une seule course, pratiquement tous les ingrédients qui rendent le rallye si excitant. Pour Nicolas et moi, ce parcours convient particulièrement à notre style de notes.

Une 3e victoire ce dimanche est envisageable ?

Absolument ! Nous allons partir en 3e position sur la route. C’est très bien par rapport à Ogier, qui sera le principal balayeur et Tänak juste derrière. Nous aurons donc un léger avantage sur nos plus coriaces adversaires. Attention, cependant, aux gars derrière nous : il y en a de très rapides qui seront encore plus avantagés que nous.

Il y aura des spéciales plus difficiles que d’autres ?

Tula, le premier tronçon long de 22 km, sera déjà un morceau d’anthologie. Je pense que certaines portions vont se creuser au fil des passages. Il faudra voir ce que nous trouverons lors de la 2e boucle.

On a franchi le cap de la mi-saison et après la Sardaigne, ce sera la trêve estivale jusqu’au début du mois d’août. Quel bilan dressez-vous jusqu’ici ?

Un bilan très positif. On fait une sacrée saison dans l’habitacle. Je ne suis jamais qu’à dix points du leader du championnat. J’ai remporté deux courses, signé deux 2e places, une 3e. J’ai aussi démontré que la cabriole au Chili n’était plus qu’un mauvais souvenir. Pas de doute : nous sommes dans le bon wagon. Nous sommes trois pilotes à faire la différence de temps en temps. On roule à la limite tout le temps. Sans doute, n’avons-nous pas la meilleure voiture mais la Hyundai est quand même très performante. Cela fait un moment que je ne me suis plus plaint de son comportement. Ce n’est pas un hasard si nous sommes montés sur le podium à cinq reprises en sept courses.

L’arrivée d’Andrea Adamo a-t-elle changé des choses ?

C’est évident. Désormais, on exploite toutes les possibilités. C’est une mentalité de battant qui me plaît beaucoup.

Quelle est la meilleure voiture ?

Manifestement, la Yaris est plus performante sur l’ensemble des épreuves mais elle est moins fiable. Cette voiture est plus agile grâce à son empattement plus court et un kit aérodynamique que nous ne possédons pas. Mais il existe aussi des épreuves où cette WRC est moins à l’aise. C’était notamment le cas en Turquie l’an passé. De notre côté, nous allons pouvoir compter sur des homologations dans la 2e partie du championnat.

 
 
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