Bruxelles: lancement de la ebox à Saint-Gilles, une boîte aux lettres administratives en ligne

Bruxelles: lancement de la ebox à Saint-Gilles, une boîte aux lettres administratives en ligne
Belga

Le ministre fédéral de l’Agenda numérique du gouvernement en affaires courantes Philippe De Backer et le bourgmestre de Saint-Gilles Charles Picqué ont lancé mercredi après-midi à l’hôtel communal de Saint-Gilles la première eBox francophone, un outil numérique renfermant toutes les communications et documents des administrations fédérales, régionales et communales.

« Je pense qu’aujourd’hui nous vivons un moment important pour la digitalisation du pays en allumant la flamme d’un nouvel outil commun aux administrations et aux citoyens, mais le chemin de la digitalisation est encore long », a fait valoir Philippe De Backer. « L’ebox n’est qu’un des premiers dominos de la chaîne, et il faudra qu’on parle de signature électronique, d’archivage électronique… »

L’ebox est le lieu central où le citoyen pourra retrouver les documents et messages des différents services publics, mais aussi par exemple des amendes pour excès de vitesse à l’étranger envoyées par le SPF Justice. Au niveau fédéral, l’administration de la Justice, mais aussi celles des finances et des pensions se serviront en effet de la ebox dans les mois qui viennent. Le citoyen pourra accéder à cette plate-forme numérique via l’application du gouvernement ou via son application bancaire. Des acteurs privés comme bpost banque ont déjà intégré l’ebox. Belfius et KBC prévoient de le faire d’ici la fin de l’année.

« Ce service permettra au citoyen de recevoir plus rapidement ses courriers, et d’éviter des trajets parfois pénibles vers le bureau de poste », a remarqué Willem Stevens, échevin en charge de la Stratégie numérique et informatique. « Les courriers seront accessibles à toute heure et partout ». Il a également pointé les économies de papier et de transport réalisées.

Saint-Gilles part en guerre contre la publicité digitale

Si des séances d’information sont prévues, le bourgmestre a souligné que cette évolution vers le numérique reste optionnelle : « il faut garder une administration ouverte à ceux qui veulent encore travailler par papier ou venir compléter leurs informations à travers un contact avec un fonctionnaire. Il ne faut pas imposer l’usage du numérique, mais le rendre possible pour ceux qui savent bien maîtriser ces techniques et cela fait gagner du temps à tout le monde ».

 
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