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«Je dirais même plus»: Le combat des chefs (coqs)

Quand la politique belge se joue comme dans les cuisines de Top Chef, cela s’apparente à un vrai casse tête pour composer les équipes et mitonner les plats.

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Chroniqueur Temps de lecture: 3 min

D’habitude, les compétitions de type Top Chef se présentent comme un simple crochet. Le vainqueur occupe la plus haute marche du podium suivi des autres lauréats.

En Belgique, c’est beaucoup plus compliqué. Le jeu oppose quatre équipes qui travaillent chacune dans leur coin mais qui, à un moment, vont devoir mélanger leurs plats tout en ne les mêlant pas. Je vous ai prévenu, un vrai casse-tête. Qu’on appelle un waterzooi de pigeons.

Dans l’équipe des Coqs, le chef est italien. Il a pris pour aboyeur un prolétaire et comme commis un gars vert comme une salade mais gai comme un pinson (que sa couleur ne vous coupe surtout pas l’appétit !)

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1 Commentaire

  • Posté par Scaillet Jean, samedi 15 juin 2019, 9:34

    Qu'y a t'il d'étonnant à cela ? En Belgique, avec le système électoral proportionnel et la complexité institutionnelle il n'est pas possible qu'il en soit autrement. Les élections se déroulent en 3 phases bien distinctes ! 1°) la campagne électorale dans laquelle chaque parti tente de faire comprendre à l'électeur pourquoi il lui propose le meilleur programme et ainsi d'attirer son vote. Dans le même temps le mêmes, et les journalistes qui font leur métier, essaient de démontrer ce qui les différencie des autres partis. 2°) les électeurs se prononcent et tout le monde analyse les résultats avec ceux qui ont progressé, ceux qui ont reculé mais moins qu'annoncé par les prévisionnistes de tout poil (qui se trompent le plus souvent) et qui n'ont donc pas perdu autant qu'ils l'avaient craint et ceux qui ont réalisé un si mauvais score qu'ils ne peuvent que constater les dégâts. 3°) la formation de coalitions (fédérale, régionales et communautaires). Pour le fédéral le rôle du Roi est essentiel pour tenter de conserver une unité apparente au Pays. Il lui appartient donc de s'entourer de conseillers (démineur(s), informateur(s), et autres mots en eur(s) pour voir comment il sera possible de marier l'eau et le feu. Pour les régions et communautés, le passé récent (forcément) a pris l'habitude de donner la main au(x) chef(s) du parti comptant les plus grand nombre de sièges de députés dans son assemblée régionale. Et dans cette 3ème phase chacun essaie de négocier (ou devrait essayer voir PTB en Wallonie) pour que la plus grande partie possible de son programme se retrouve dans le programme de gouvernement. Quoi de plus "normal" alors d'assister à ce combat des chefs (coqs). Si on veut l'éviter il faut changer de système électoral! Est-ce souhaitable - possible en Belgique? Si on écoute Bart de Wever c'est indispensable, moi je ne le crois pas et je considère donc que ce "combat des chefs" est un passage obligé.

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