Coalition wallonne: «Faute de signaux», le PTB rejette de nouveau l’invitation du PS

A nouveau invité par le PS pour poursuivre les consultations en vue de la formation du prochain gouvernement wallon, le PTB a déjà annoncé qu’il ne se rendrait pas à Namur mardi. « Mercredi passé -au terme d’une deuxième rencontre écourtée avec les socialistes- le bureau de parti a estimé que tout avait été dit et qu’une nouvelle rencontre ne servirait à rien. Depuis, aucun élément n’a fondamentalement changé : il n’y a toujours ni remise en cause du passé, ni rupture », a affirmé dimanche après-midi David Pestieau, le vice-président du PTB.

Nollet déplore le « cinéma » survenu à Namur lors de la rencontre PS-PTB

« Le PS n’a pris aucun contact informel avec nous et n’a fait aucun effort. Au contraire, Elio Di Rupo a évoqué un ’politburo’ et a ouvert la porte à la N-VA au Fédéral. En réalité, on ne sait plus très bien ce que veulent les socialistes », a poursuivi David Pestieau.

L’extrême gauche, elle, « reste cohérente » et martèle son credo : sans remise en cause et sans rupture franche avec le passé, le PTB ne montera pas au pouvoir. « Nous voulons une rupture qui passe par une remise en cause des traités européens, ce qui nous permettra d’investir massivement dans le logement et dans le social », a expliqué son vice-président.

Or, « le PS, dont l’intention première était de former une coalition avec Ecolo et le CDH, refuse de revenir sur sa politique des dernières années et oppose à chacune de nos propositions un ’oui mais non’ ou un ’oui mais pas tout de suite’», a encore dénoncé David Pestieau. « Dans ces conditions, nous ne voulons pas être coincés dans une majorité et faire le contraire de ce que nous avons promis aux électeurs », a-t-il ajouté.

En Wallonie, quatre coalitions sont possibles dont une minoritaire

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20181016-3P4RLN 2018-10-16 16:22:49

    Pourquoi tant de personnes âgées se privent de soins dentaires

  2. Tom Van Grieken (président du Vlaams Belang) et Jan Jambon (N-VA).

    N-VA – Vlaams Belang, le nouvel axe qui inquiète à la Chambre

  3. Dans son Rapport mondial, l’Onusida indique que dans plus de la moitié des pays, moins de 50 % des populations clés ont eu accès à des services combinés de prévention du VIH.

    Le sida marque le pas, mais la lutte patine

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: un ostracisme façon {beulemans}

    Un bruxellois mythique

    Zinnekes de tous poils, kiekefretters de toutes plumes, ne m’en veuillez pas de dire tout droit dehors ce que je pense : le parler bruxellois n’est pas une langue. Je veux dire : il n’est pas une langue reposant sur un système linguistique partagé par une communauté de locuteurs, comme le français ou le wallon. Il fait partie de ces codes mixtes, tels le camfranglais ou le francolof en Afrique, qui varient sensiblement d’un locuteur à l’autre.

    Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce zievereir ? Pas une langue, mon bruxellois ? Qu’est-ce que moi je te cause alors ? Qu’est-ce que tu fais avec les Fables de Pitje Schramouille ? Les Flauwskes de Jef Kazak ? La Famille Kaekebroek ? Les marionnettes de Toone ? Et Le mariage de Mlle Beulemans, ça n’est pas du spek pour ton bec, peut...

    Lire la suite

  • Par Frédéric Larsimont

    Robert Waseige, pour l’amour du 4-4-2 et du bon mot

    Waseige était ainsi fait, caractérisé – parfois jusqu’aux excès de la caricature – par les instantanés captés au vol par le grand public. Lequel, au fil des décennies, les imprimés dans la mémoire collective.

    Robert Waseige était donc un peu tout à la fois. Il était cette robustesse incarnée par son physique trapu d’ancien défenseur, contrastant avec d’étonnantes fragilités, insoupçonnables, lorsqu’il ouvrait soudain son âme lors d’entretiens prolongés. Il était aussi ses saillies passées à la postérité, d’une férocité parfois carnassière. Il était...

    Lire la suite