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Pour Ecolo, c’est sans le MR mais avec la société civile: une coalition «coquelicot»

Il compterait des ministres PS et verts mais aussi d’autres issus de la société civile. Cette « quasi-majorité » devrait compter sur l’appui d’autres partis ou élus depuis l’opposition. Les citoyens seraient aussi davantage associés aux décisions.

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Temps de lecture: 3 min

Face à un mur, il existe trois attitudes, plaide Jean-Marc Nollet pour résumer la situation politique wallonne après les retraits du CDH et du PTB des négociations. On fonce dedans, on ajoute des briques ou, c’est ce que je préfère, on sort une échelle. » Et, après trois semaines de relatives discrétions, le coprésident d’Ecolo sort de sa réserve pour exposer une proposition « créative » destinée à sortir les pourparlers wallons de l’impasse.

L’initiative, explique-t-il, vise à répondre « au triple signal de l’électeur ». À savoir : « Le gouvernement sortant a été sanctionné et il faut un nouveau cap ; ce cap a été clairement indiqué et va vers plus de solidarité et plus d’écologie ; le désenchantement par rapport aux partis, la crise démocratique concerne pour la première fois plus d’un demi-million de Wallons qui ne se sont pas déplacés, ont voté blanc ou nul. »

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40 Commentaires

  • Posté par Christian Van Roy, lundi 17 juin 2019, 14:19

    Où est la démocratie dans tout cela? Ne serait il pas temps d'obliger de prendre les 2 ou 3 premiers partis pour faire une coalition. On ne tient pas compte des 30 ou 40% de la population qui ont votés pour un parti, à quoi cela sert d'aller voter si on ne tient pas compte de ces votes. Ne rendons plus le vote obligatoire alors. Et les ministres issus de la société civile seront choisis par les Ecolos et le PS, ils seront tous rouge évidemment .

  • Posté par Deckers Björn, lundi 17 juin 2019, 12:52

    Paul Van Obberghen. Prenons un exemple simple qui en dit long sur la futilité de classer Ecolo sur l'axe gauche-droite. Le PTB refuse la taxe sur les billets d'avion. Dans quel monde dégénérés permettre aux travailleurs de s'endetter pour partir en avion polluer inutilement la planète est-il un progrès? A noter de manière cocasse et instructive que cela place le MR et le PTB bien plus proches qu'ils ne prétendent l'être dans la course au toujours plus et surtout toujours plus n'importe quoi. Autre remarque, les climato-rassureurs NVA et MR prétendent qu'il n'y a pas de problème avec la croissance infinie dans un monde fini et s'en remettent à la science avec un S majuscule qui finirait par avoir réponse à tout. C'est quand même ennuyeux pour eux que justement ces derniers mois, ces dernières années, ce sont justement les scientifiques qui allument tous les feux d'alerte pour prévenir que ce modèle n'est pas soutenable.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 17 juin 2019, 11:32

    Paul Van Obberghen, votre commentaire explique bien en quoi le clivage gauche-droite n'est en rien pertinent pour qualifier Ecolo. Le clivage progressiste - conservateur est bien plus pertinent. Le PS, le MR et vous êtes enfermés dans la logique productiviste, la religion de la croissance. Il y aurait une croissance infinie dans un monde fini. Etonnant de la part d'un homme intelligent comme vous de vous enfermer dans cet axiome rigoureusement impossible. Depuis des mois, j'ai engagé ma propre transition. Vivre avec moins mais de meilleurs qualités, revenir à des pratiques qui n'étaient fort heureusement pas perdue depuis si longtemps (tous le monde peut y revenir facilement, ça ne remonte qu'avant les supermarchés). On se rend compte que des produits qui étaient devenus de nos habitudes quotidiennes sont simplement inutiles. La décroissance fait peur parce qu'on ne l'a jamais essayée. Mais à quoi sert-elle, cette sacro-sainte croissance sinon à nourrir les ogres du capitalisme. Vous dites que vous êtes libéral et non capitaliste. J'en suis bien aise car en effet rien n'empêche d'être libéral et écologiste. Le reste c'est un choix de société qui je maintiens, n'est ni de gauche ni de droite. On peut parfaitement vouloir produire de l'alimentation bio, développer un projet d'entreprise de bâtiment éco-responsable, ouvrir une épicerie orientée local et bio, etc... Ces gens là ne sont en rien orientés sur le collectivisme. L'écologie est ce qu'il y a de plus éloigné du collectivisme, la vrai liberté des individus ne se résume pas à la consommation à outrance. Et même surtout pas, tant celle-ci devient davantage une aliénation qu'une liberté.

  • Posté par Gomez Philippe, lundi 17 juin 2019, 11:31

    Bravo ! Enfin une bonne idée sans exclusive relayée par le Soir !

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 17 juin 2019, 10:57

    @ Björn Deckers Je suis d'accord que l'écologie ne se résume pas à la sauvegarde des petits oiseaux et des arbres. Mais ça n'est pas la caricature que j'en fais, loin de là. Je suis libéral écologiste et social. Je pense que notre société a besoin d'une économie libérale de croissance qui soit éco- et socio-responsable. J'entend par là qu'aucun progrès social et aucune solution pour la sauvegarde de la planète en général (à tous les nivaux) ne peut pas être envisagé sans une économie en bonne santé, une économie libérale (je n'ai pas dit "capitaliste"). Seulement à cette condition, il sera possible de financer lesdits progrès, parce qu'ils se financeront d'eux-mêmes. Une économie en spirale décroissante à caractère collectiviste (ce que prône Ecolo) est la garantie d'une pauvreté généralisée qui ne permettra aucune solution. C'est même tout le contraire. Qu'il faille adapter notre mode de vie, c'est tout-à-fait évident, mais l'écologie punitive d'Ecolo ne suscitera aucune velléité de ce faire. Ecolo doit réaliser que l'écologie DOIT être pragmatique et utiliser les forces vives d'une économie libérale de croissance pour arriver aux résultats qu'ils espèrent. Et c'est pareil pour le social: pas de progrès sociaux sans progrès économique. Mais Ecolo étant viscéralement à gauche refuse de voir cela. Cest un probème. Surtout pour l'écologie. P.S. Une économie en spirale décroissante n'a de chance de réussite que si une partie importante de la population terrestre disparaissait pratiquement du jour au lendemain. 1 ou 2 milliards d'individus au moins. Ça vous tente?

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