Assassinat de Valentin: la défense d’Alexandre Hart réclame une peine qui n’excède pas 29 ans de prison

Alexandre Hart a été reconnu coupable de l’assassinat de Valentin Vermeersch
Alexandre Hart a été reconnu coupable de l’assassinat de Valentin Vermeersch - Belga

Me Molders-Pierre, avocat d’Alexandre Hart (21 ans), a plaidé lundi devant la cour d’assises de Liège une peine qui n’excède pas 29 ans de prison à l’encontre de son client. « Nous vous demandons de favoriser l’espoir. Et de reconnaître, avec raison, qu’il existe des circonstances atténuantes. » L’avocate générale a requis plus tôt la réclusion criminelle à perpétuité à l’encontre de l’accusé.

Me Molders-Pierre a relevé des circonstances atténuantes, non par rapport aux faits mais bien à la personnalité, notamment le jeune âge et l’immaturité de son client au moment des faits, l’absence de casier judiciaire, son parcours abîmé et le fait qu’il soit venu au procès « en aveux complets », ce qui constitue « une prise de conscience rassurante pour la suite ». De plus, M. Hart a pris conscience qu’il avait « besoin d’aide ».

« Un gamin »

L’avocat s’est dit, lors d’une interruption d’audience, « surpris » qu’aucune circonstance atténuante n’ait été retenue par l’avocat général, qui a requis la prison à perpétuité. « C’est un gamin, certes dangereux, mais surtout fragile. Mais un gamin quand même. »

« On vous demande de l’enfermer à clé et de jeter la clé le plus loin possible. Madame l’avocat général n’a plus d’espoir et je trouve que c’est triste. (…) Vous avez le choix de céder au désespoir le plus complet, ou non », a-t-il déclaré aux jurés. « Nous vous demandons de favoriser l’espoir. Et de reconnaître, avec raison, qu’il existe des circonstances atténuantes. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • En principe, les traces d’Armstrong et Aldrin sont toujours là, sauf si une météorite est tombée à proximité... © Reuters.

    Par Marie Terol (st.)

    Société

    Des fake news détricotées au clair de Lune

  • Les campings modestes, tels que popularisés par Franck Dubosc dans les films «
Camping«
, représentent moins de 25
% de l’offre globale, contre 60
% il y a seulement quelques années.

    Par Anaïs Ginori («La Repubblica»)

    Lena

    La France perd ses campings populaires

  • 70
% des brevets délivrés par l’ESA servent au secteur des télécommunications. © D.R.

    Par Eva Mbengue (st.)

    Société

    Quand les découvertes spatiales profitent aux entreprises

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Didier Reynders entend suivre la position de longue date de la Belgique
: motus.

    Armes nucléaires: Reynders confirme qu’il ne confirme pas

  2. Les ministres des finances des sept plus grandes puissances (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) se sont réunis ces 17 et 18 juillet à Chantilly (France).

    G7: les Européens cèdent du terrain sur la taxe Gafa

  3. d-20190501-3TNP55 2019-05-01 18:55:26

    La Belgique, terre promise de la radio 2.0

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: un ostracisme façon {beulemans}

    Un bruxellois mythique

    Zinnekes de tous poils, kiekefretters de toutes plumes, ne m’en veuillez pas de dire tout droit dehors ce que je pense : le parler bruxellois n’est pas une langue. Je veux dire : il n’est pas une langue reposant sur un système linguistique partagé par une communauté de locuteurs, comme le français ou le wallon. Il fait partie de ces codes mixtes, tels le camfranglais ou le francolof en Afrique, qui varient sensiblement d’un locuteur à l’autre.

    Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce zievereir ? Pas une langue, mon bruxellois ? Qu’est-ce que moi je te cause alors ? Qu’est-ce que tu fais avec les Fables de Pitje Schramouille ? Les Flauwskes de Jef Kazak ? La Famille Kaekebroek ? Les marionnettes de Toone ? Et Le mariage de Mlle Beulemans, ça n’est pas du spek pour ton bec, peut...

    Lire la suite

  • Bruxelles: un accord rouge, vert, raisonnablement ambitieux

    Un accord de gouvernement, c’est un acte par lequel des élus s’engagent envers les citoyens, pour cinq ans. Au moment de sa rédaction, il peut être jugé à l’aune de son ambition et de ses priorités. A cet égard, le texte conclu par les six partis de la majorité bruxelloise affiche clairement les couleurs. Rouge et verte.

    La ville se fracture, entre pauvres et riches, que relient de moins en moins ces classes moyennes tentées par l’exode urbain. Les indicateurs se dégradent : le nombre d’enfants...

    Lire la suite