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Le CDH refuse son soutien à la coalition «coquelicot» en Wallonie

L’idée lancée par Ecolo d’un gouvernement « coquelicot » avec le PS et des ministres issus de la société civile ne convainc pas.

Temps de lecture: 2 min

Ce matin, dans Le Soir, Jean-Marc Nollet a lancé le concept d’une coalition « coquelicot » pour la Région wallonne, d’un gouvernement PS-Ecolo, minoritaire avec l’appui de quelques élus de l’opposition et la nomination de ministres issus de la société civile.

Le CDH ne s’est pas montré enthousiaste de ce « scénario fragile, instable et peu pérenne tel que celui d’un gouvernement minoritaire à l’heure où d’importants défis se présentent ».

« L’implication de la société civile dans la gestion à venir de la Wallonie doit être un prérequis, pas un alibi pour formuler une proposition sympathique de prime abord mais bien peu réaliste s’il s’agit d’offrir un gouvernement fort et pérenne pour la législature qui s’ouvre », communique le CDH.

Pas de soutien du CDH à un gouvernement minoritaire

« Le CDH n’a donc pas changé d’opinion. Il a toujours dit qu’il se montrerait créatif et constructif pour apporter ponctuellement son soutien depuis l’opposition aux réformes de fond indispensables pour la société et la paix communautaire, mais n’envisage pas de structurellement apporter son soutien à un gouvernement minoritaire, quel qu’il soit, afin que des partis tiers mènent une politique qui ne serait pas conforme à notre projet avec un chèque en blanc ».

Le MR a également critiqué cette alternative et a appelé à faire preuve de sérieux. Seul Défi s’est montré le plus réceptif à soutenir une coalition « coquelicot » : « Toute formule qui peut éviter l’impasse du fonctionnement des institutions est souhaitable » a déclaré le parti d’Olivier Maingain.

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18 Commentaires

  • Posté par Dauby Josse, lundi 17 juin 2019, 20:46

    Comment réagirait le cdh s'il lui était proposé que Madame MMS ministre sortante de l'enseignement dans une nouvelle majorité reste en poste afin d'appliquer sur le long terme le pacte d'excellence pour lequel PS et Ecolo ont déjà marqué leur accord? Evidemment avec leur soutien extérieur pour le reste des mesures wallonnes et CF. Chiche que Prévot refuse. Il parlait tout à l'heure d'une grande coalition (PS-MR et Ecolo), je le soupçonne fort d'être un cryptolibéral et d'envisager à terme une fédération MR-débris du cdh.

  • Posté par Reginster Jean-luc , lundi 17 juin 2019, 16:53

    Ce qui ressort de beaucoup de commentaires, c'est que la complexité du système électoral belge brouille la lecture des résultats et des conclusions. D'abord sur les compétences qui sont aujourd'hui largement réparties entre le fédéral et les régions, sachant que les matières sociales qui ont, semble-t-il, surtout sensibilisé l'électorat wallon, relèvent pour l'essentiel du niveau fédéral. Or, chacun prétendant ici faire assaut de démocratie, c'est à l'échelle du corps électoral national qu'il faut donc regarder les résultats. En les regroupant selon le schéma classique gauche, droite et centre, cela donne ceci en % et sièges, extrêmes droite et gauche comprises: gauche: 37% (62 sièges), droite 45,1% (69 sièges), centre 14,8% (19 sièges) en considérant que le centre comprend le CD&V, le CDH et Défi. Le centre de gravité du pays, l'échelon fédéral donc, penche nettement à droite. Si on veut respecter la volonté de l'électeur belge sans biaiser son choix en fonction des singularités régionales, le verdict semble assez clair. Si on veut pondérer cela en fonction de la balance communautaire ou régionale, il va falloir admettre qu'une solution "confédérale" s'impose. Et les électeurs wallons devront reconnaître que l'avertissement que lançait Elio Di Rupo au démarrage de la campagne électorale avait tout son sens: ils auront 6 milliards d'euros en moins à se partager chaque année. Comme le disait en son temps le Président français Pompidou, c'est très bien de vouloir toujours mieux partager le gâteau, encore faut-il d'abord faire le gâteau. On vote souvent selon le ressenti émotionnel. Le service après-vote ramène chacun les pieds sur terre.

  • Posté par Thill-Goelff Frédéric, lundi 17 juin 2019, 16:32

    La proposition d'Ecolo est séduisante sur le papier: rendons sa voix au peuple. La Wallonie (comme la Belgique, la Flandre, la France, etc) regorge de personnes compétentes, qui se dévouent pour le bien commun. Il suffit de voir le nombre de personnes qui s'engagent pour le climat, le sport, et toutes les bonnes causes. Mais, si elles ne veulent pas s'engager dans un parti politique, il doit bien y avoir des raisons. Alors, ouvrir le jeu politique à ces personnes, cela ne me semble pas vraiment être la solution. On risque de voir apparaître une nouvelle sorte de "politiciens", qui ne représentent qu'eux-mêmes. Le mouvement des gilets jaunes en France en est un bon exemple. Ou alors, on verra émerger des personnalités qui ne sont que des faux-nez des partis traditionnels. En tout état de cause, un tel gouvernement serait particulièrement instable et risque fort d'avoir une politique tiède et passablement zigzagante.

  • Posté par Lambert Paul, lundi 17 juin 2019, 15:57

    et , oui encore moi, je propose aux 10 habitués du soir, pourquoi ne pas se voir un jour atour d'un bon verre et même un repas pour en débattre, cela nous changera d'ici

  • Posté par Petitjean Marie-rose, lundi 17 juin 2019, 15:51

    Position bassement partisane : surtout ne rien faire qui pourrait permettre la réussite d'une proposition même si elle sert l'intérêt général.

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