Schneider veille sur l’électricité

La renommée de Schneider Electric n’est plus à faire pour tout ce qui concerne les installations et matériels électriques dans les grands ensembles, type bureaux et hôpitaux pour ne citer que ces deux domaines. Elle est beaucoup moins importante quand il s’agit de bâtiments résidentiels.

Le géant français vient justement de poser un pied dans ce secteur en mettant sur le marché du suivi de la consommation énergétique des modules capables de chiffrer la consommation réelle pour certains postes de la vie de tous les jours.

Wiser Energy, c’est son nom, se compose ainsi de modules, pas plus grands qu’un bloc de Lego, à placer au-dessus des fusibles du tableau électrique. Appelés aussi « power tags » ou, en français, « capteurs d’énergie », ils servent à surveiller de près la consommation de postes importants, comme la machine à laver, le four, le frigo, les lumières qu’on utilise le soir dans le salon ou ailleurs, mais aussi les panneaux solaires, la pompe à chaleur qui réchauffe la piscine ainsi que la borne de recharge de la voiture électrique pour ceux qui seraient déjà passés à ce moyen de transport écologique.

Leur prix : 84 euros, HTVA, par module. Ils ne sont toutefois pas vendus aux particuliers mais bien aux installateurs. Car s’ils sont d’une facilité déconcertante à installer, il faut faire appel à un professionnel puisqu’il faut tout de même intervenir sur l’installation électrique. « L’installation ne nécessite pas de câblage supplémentaire ni de saignées dans les murs », explique à ce sujet François Bertrand, représentant pour le résidentiel chez Schneider Electric. « Il faut juste que votre installation électrique soit conforme au RGIE (le Règlement général sur les installations électriques), sans oublier une connexion wifi. En moins d’une demi-heure, le tour est joué ! »

Pour bien comprendre l’utilité de ces modules qui ont été lancés fin novembre 2018 sur le marché belge (500 vendus pour 150 installés chez les particuliers à ce jour), on dira qu’ils servent avant tout à avoir un regard instantané (pour peu qu’on les consulte régulièrement, mais sans toutefois devenir esclave de ces consultations...) sur ses propres consommations, via l’application Wiser à télécharger sur son téléphone, tablette ou portable. A partir de là, le particulier pourra mesurer sa consommation par poste analysé et donc rectifier le tir pour faire des économies.

Un module installé sur le fusible auquel est reliée la machine à laver vous permettra ainsi de savoir combien vous coûte réellement tel ou tel programme de lavage. Idem pour le four : combien a coûté la cuisson de ce gratin dauphinois qui a régalé toute la famille ? « Wiser s’adresse à tous mais c’est surtout dans le cas de consommations très élevées qu’il prend encore plus de sens », poursuit François Bertrand. « Nous avons un client qui a une piscine, un jacuzzi et une voiture hybride. Quand il s’est rendu compte qu’il consommait 36.000 Kw d’électricité par an, ce qui est énorme, il a voulu savoir ce qui lui coûtait le plus. Grâce à nos modules, il le sait et peut agir en conséquence… »

Wiser permettra ainsi de recharger sa voiture électrique au moment le plus opportun de la journée. Si un panneau solaire ne produit rien pendant une heure, un jour, ou une semaine, l’utilisateur sera averti par une notification sur son téléphone. Il pourra également déterminer quel sera le meilleur moment pour basculer entre l’autoconsommation et la consommation sur réseau.

Mais les exemples abondent. « On a eu le cas avec un client dont les lumières intelligentes de son salon (réglables via une application) se sont subitement rallumées après une panne de courant dans le quartier. Il s’en est seulement rendu compte deux semaines plus tard à son retour de vacances ! Avec Wiser, il aurait informé en temps réel et il aurait pu prévenir un membre de sa famille ou un voisin pour qu’ils viennent éteindre les lumières », avance le représentant.

A partir du mois d’août, ce sera encore plus simple puisque Schneider Electric lancera sur le marché un module de commande (le power tag C) qui permettra la commande à distance des capteurs d’énergie. Si sa mésaventure devait se reproduire dans le futur, le malheureux pourra lui-même éteindre ses lumières depuis son lieu de vacances sans déranger quiconque. « Wiser ne fait que répondre à une demande du marché », insiste Alexandre Gentilini, le responsable marketing pour le secteur de la basse tension chez SE. « Beaucoup de gens à travers le monde entier sont effrayés à la lecture de leur facture énergétique. On vit dans un monde où les surconsommations et les déperditions sont énormes. Wiser aidera le particulier à réfléchir quant à ses habitudes de consommation. Même si un client n’est pas l’autre, Wiser peut aider le consommateur à réaliser en moyenne 30% d’économies. »

Dans un monde où le monitoring à distance est toujours plus poussé, Schneider Electric semble bien décidé à rester dans le groupe des leaders. Pour la fin de cette année, des modules servant à contrôler la consommation de gaz et d’eau viendront s’ajouter à ceux pour l’électricité.

La clim’ programmable à distance

Par Paolo Leonardi

Vous êtes absent mais vous aimeriez que votre climatiseur se mette en route tout seul comme un grand si la température extérieure monte en flèche ? C’est désormais possible grâce à Tado°, le leader de la gestion intelligente du climat intérieur.

Grâce à sa compatibilité HomeKit et sa nouvelle application, le nouveau contrôle intelligent de la climatisation V3+ de Tado° connecte les climatiseurs et les pompes à chaleur au wifi de la maison en remplacement de la télécommande infrarouge.

Le dispositif est, paraît-il, très facile à installer (quelques secondes suffisent, dixit le fabricant…) et s’appuie sur des fonctionnalités telles que la géolocalisation, l’adaptation météo, la détection de fenêtres ouvertes ou encore le bien-être ambiant, lequel mesure la fraîcheur de l’air à l’intérieur et à l’extérieur de l’habitation et donne également des conseils pour rendre l’air ambiant plus sain. Un véritable assistant climatique qui tient dans un boîtier de la taille d’un interrupteur au prix de 99,99 euros.

On précisera ici que ceux qui souhaitent une automatisation complète de la gestion de leur climat intérieur peuvent s’abonner à Auto-assist, une fonctionnalité qui ajustera automatiquement le climatiseur ou la pompe à chaleur sur la géolocalisation ou la détection de fenêtres ouvertes plutôt que d’envoyer une notification. Prix : 2,99 euros par mois, ou 24,99 euros par an.

Les plus férus de nouvelles technologies auront déjà compris que Tado° peut être intégré aux assistants personnels Siri (Apple), Alexa (Amazon) ou Google Assistant. La température et la climatisation pourront être modifiées en fonction de la scène choisie.

Mais tout ce progrès, il s’arrêtera où ?

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les 19 bourgmestres bruxellois ont décidé de faire cause commune.

    Pourquoi Bruxelles avance masquée

  2. BRUXELLES, illustration maneken pis masque Bruxelles .GOLINVAUX

    Port du masque obligatoire à Bruxelles: le guide pratique

  3. Cette fois, il ne s’agit pas uniquement pour les missionnaires royaux de trouver une coalition après un scrutin. L’enjeu est plus profond pour la Belgique.

    Ce qui se joue derrière les négociations fédérales

La chronique
  • «Vous avez de ces mots»: du rififi au Quai Conti

    Nous sommes en 1629. Neuf personnalités parisiennes, actives dans le domaine des lettres, ont pris l’habitude de se rencontrer chaque semaine au domicile d’un des leurs, Valentin Conrart. Le cardinal de Richelieu, alerté par son secrétaire, l’abbé de Boisrobert, s’intéresse à ces intellectuels qu’il prend sous sa protection. Il décide de donner à ce groupe le statut d’une compagnie littéraire dépendant de l’autorité royale, d’après le modèle qui a prévalu à Florence en 1582 pour la création de la fameuse Accademia della Crusca.

    Une académie procrastinatrice

    Les statuts de la Compagnie sont finalisés dès 1634 et officialisés le 29 janvier 1635 par des lettres patentes de Louis XIII. L’article 24 précise...

    Lire la suite

  • Le masque à Bruxelles, entre symbole et incertitude

    Comment le monde a changé ». Tel est le titre du dossier que Le Soir proposait ce mardi, mettant sous la loupe les changements imprimés par le coronavirus à la planète, du vivre-ensemble à la géopolitique en passant par la science.

    Bruxelles aussi a changé, c’est peu de l’écrire. La capitale appréciée des expats pour son doux désordre impose depuis mercredi le port du masque dans l’espace public, jusqu’aux confins de sa Région. Le seuil des 50 contaminations par 100.000 habitants a été...

    Lire la suite