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Gare à regarder la Flandre en se pinçant le nez!

Chaque quinzaine, Béatrice Delvaux écrit une chronique pour le « Standaard ». Cette semaine : si la partie francophone du pays reste peu concernée par le vote d’extrême droite sur son territoire, il est indispensable de continuer à la prévenir du danger. Pas en faisant la morale, mais en encourageant la bonne politique.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 4 min

La première scène prend place il y a quelques années, à la rédaction du Soir à la veille d’élections communales. Vient le cas d’Anvers et une grosse discussion surgit. Le journal va publier les visages des différentes têtes de liste, mais quid de Filip Dewinter pour le Vlaams Blok ? La rédaction est très divisée : une partie trouve ridicule de ne pas publier le visage de celui qui est au cœur des enjeux – « arrêtons de faire l’autruche ». L’autre s’insurge et rappelle que le cordon sanitaire implique un cordon médiatique : la règle est de ne jamais publier de photos de membres de partis extrémistes, sauf s’ils sont en situation « judiciaire ». La rédaction en chef tranche – on ne publiera pas de photo de Filip Dewinter –, mais elle rappelle aux intransigeants que « l’autre camp » partage les mêmes valeurs : c’est la méthode pour couvrir journalistiquement l’extrême droite qui fait débat, pas le combat à mener contre ces partis.

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13 Commentaires

  • Posté par Jules Vandeweyer, vendredi 21 juin 2019, 8:32

    Mais, pourquoi y a-t-il en Flandre un terreau aussi favorable pour l'extrême droite, le racisme, le fascisme… et pas en Wallonie? Les discours nationalistes y ont un tel succès (répercutés par les médias). Ben..., le corolaire du nationalisme, c'est un sentiment de supériorité, l'exclusion de tous les autres. Tant que les médias flamands ne dénonceront pas les taches brunes, elles s'étendront. Ce n'est pas gagné pour les francophones, quand on sait que le conseil d'administration de la VRT, avec Luc Vandenbrande à sa tête, est désormais constitué pour moitié du VB et de la NVA (celle-ci avec son masque de respectabilité, mais dans les faits…).

  • Posté par Brasseur Michel, vendredi 21 juin 2019, 7:19

    Quand on voit les scores du PTB en Wallonie, on peut se poser la question de qui est vraiment proche des gens...

  • Posté par Peeters Aurélie, vendredi 21 juin 2019, 13:01

    Oui tout à fait ! Même si c’est très bien de rappeler ce qui s’est passé en Allemagne, on peut aussi rappeler ce qui s’est passé en URSS. Et ce n’est pas parce qu’on a un discours non-raciste qu’il n’est pas également dangereux !

  • Posté par Peeters Aurélie, vendredi 21 juin 2019, 13:01

    Oui tout à fait ! Même si c’est très bien de rappeler ce qui s’est passé en Allemagne, on peut aussi rappeler ce qui s’est passé en URSS. Et ce n’est pas parce qu’on a un discours non-raciste qu’il n’est pas également dangereux !

  • Posté par Theys Jos, jeudi 20 juin 2019, 22:22

    Vous pouvez vous pinçer le nez. Mais, la réalité est que NVA + VB ont plus de voix que PS+MR+Ecolo+Cdh. La traduction en sièges est belge, et donc pipé depuis le début. Si vous voulez que le pays survit il faut que chaque belge du Sud met autant dans la tirelire que le belge du Nord

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