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Greta Thunberg est-elle trop jeune pour être docteur honoris causa?

La décision de l’UMons d’attribuer un doctorat honoris causa à la jeune militante suédoise pour le climat irrite certains. Mais le recteur assume.

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Chef du service Forum Temps de lecture: 4 min

En choisissant de décerner, le 10 octobre prochain, les insignes de docteurs honoris causa à trois personnalités actives dans la lutte contre le réchauffement climatique – l’économiste britannique Nicholas Stern, le reporter et ancien ministre français Nicolas Hulot et la militante suédoise Greta Thunberg – l’Université de Mons (UMons) ne se doutait pas des remous que sa décision allait provoquer.

Depuis que la décision du conseil académique a été rendue publique, le recteur Philippe Dubois (scientifique de formation, spécialiste de la « chimie verte ») fait l’objet d’une campagne de protestation orchestrée par trois professeurs d’université, qui ont fait publier une tribune libre dans le quotidien L’Echo. Il s’agit d’André Berger, de Samuel Furfari et d’Ernest Mund, respectivement professeur émérite de climatologie à l’UCL, professeur de géopolitique de l’énergie à l’ULB et professeur émérite de sciences nucléaires appliquées à l’ULB et l’UCL.

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2 Commentaires

  • Posté par Naeije Robert, mercredi 26 juin 2019, 13:10

    « une écolière de 16 ans souffrant du syndrome d’Asperger dont les interventions font quasi exclusivement appel à l’émotion plutôt qu’à la science » Eh oui, voici une université belge rendant hommage à l'émotion irrationnelle d'une adolescente en crise (peut être pathologique) plutôt qu'aux valeurs en relation avec l'acquisition et la transmission du savoir. D'accord, il y a eu le Roi Baudouin, Adamo et même Edwy Plenel ou Ken Loach... un inventaire dont Prévert aurait souri. Mais maintenant, le doute n'est plus possible: nous y sommes, en pleine déliquescence postmoderne. La dérive des universités belges dans les classements internationaux ne peut que continuer.

  • Posté par Urban Eric, mardi 23 juillet 2019, 10:35

    La réaction des politiques est « paternaliste » ? Oui. C’est totalement scandaleux pour ce type de pouvoir dominé par des hommes âgés, avec une certaine expérience et qui détiennent l’autorité depuis dès la Grèce antique. Pour des personnages peu progressistes comme un Bart De Wever, c’est un scandale absolu de voir une figure totalement à son extrême s’opposer à lui. Ce n’est donc pas étonnant d’avoir des réactions paternalistes qui visent à reproduire cet ordre patriarcal. Même chose avec les accusations de «complotisme». Pour tout un tas de raisons structurelles, cela paraît extrêmement difficile de penser que des jeunes filles puissent avoir des idées, une action politique, une pensée propre. Il y a une grande résistance depuis longtemps sur l’entrée des femmes en politique. La réaction est connue, on infantilise l’ennemi qui ne nous plaît pas. C’est encore plus facile si ce sont justement des adolescents. C’est la technique d’un certain pouvoir élitiste de l’homme blanc envers tout ce qui n’est pas lui. Des femmes peuvent aussi réagir de cette manière, encore plus si elles ont lutté pour entrer dans ce système. « La réaction est connue, on infantilise l’ennemi qui ne nous plaît pas » Orianne Petteni, doctorante en philosophie politique à l’Université de Liège https://plus.lesoir.be/208118/article/2019-02-21/greta-anuna-kyra-adelaide-que-des-femmes-pour-le-climat

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