France: des organismes révèlent la «contamination» radioactive de la Loire

Vue aerienne de la Loire
Vue aerienne de la Loire - Photo News

Le niveau de radioactivité dans la Loire observé en janvier et signalé par des associations mardi, « n’est pas un niveau habituel et son origine doit être recherchée », a affirmé jeudi l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Dans son communiqué, l’institut évoque plusieurs « pistes d’investigation » qu’il examinera « dans les prochaines semaines », parmi lesquelles un « rejet exceptionnel/non concerté entre différentes installations d’EDF ». Cinq centrales nucléaires sont situées en amont de la zone des mesures.

L’IRSN évoque également la possibilité d’un problème de mesure, rappelant les différences de méthodologie entre ses prélèvements d’eau en continu (sur une semaine) et les prélèvements ponctuels menés par l’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) à l’origine de l’alerte, qui fournissent « des résultats plus variables ».

Niveaux de tritium élevé

Enfin, l’éventualité d’une « autre source de tritium » (hydrogène radioactif) entre les sites de mesure de l’IRSN et d’EDF et ceux de l’ACRO est avancée. La présence de tritium « est quasi systématique, aussi bien dans le fleuve que dans les eaux de consommation. En janvier 2019, la concentration dans l’eau de la Loire a atteint 310 Bq/L » (becquerel par litre), avait alerté mardi le laboratoire basé à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen dans un communiqué commun avec le Réseau Sortir du nucléaire.

« Les niveaux de tritium relevés par l’ACRO dans les eaux de boisson prélevées dans le cadre de son étude ne dépassent pas » la référence de qualité de 100 Bq/L et « restent très inférieurs à la valeur guide recommandée par l’OMS (10.000 Bq/L) » rappelle l’IRSN.

 
 
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