Kyrgios fait des siennes au Queen’s: insultes, soupçons de trucage, comportement déplacé…

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Le controversé Nick Kyrgios a une nouvelle fois rué dans les brancards jeudi lors sa victoire contre l’Espagnol Roberto Carballes Baena au premier tour du tournoi sur gazon du Queen’s, avant d’être éliminé quelques heures et un tour plus tard, puis de fustiger les « idiots » sur la chaise et dans les tribunes.

Le fantasque Australien, 39e joueur mondial, a notamment accusé un juge de ligne de « truquer le match » avant de se moquer du chapeau de l’arbitre.

De retour sur les courts en début de soirée (le programme des matches a été chamboulé par la pluie tombée mardi et mercredi sur Londres) Kyrgios a été éliminé au deuxième tour par le Canadien Felix Auger-Aliassime en trois sets 6-7 (7/4), 7-6 (7/3), 7-5.

Lors de son premier match, le jeune homme de 24 ans qui s’est forgé une réputation sulfureuse pour ses crises de colère, son comportement imprévisible et ses sorties médiatiques à l’emporte-pièce, n’a pas apprécié une décision d’un juge de ligne sur un service, menaçant de quitter le court.

« La balle était faute de ça. Je m’en vais. Je ne vais pas me donner à 100 % quand j’ai des juges de ligne qui truquent le jeu. Je ne veux pas jouer », a-t-il lancé, avant de se raviser.

Celui qui avait jeté une chaise sur le court avant de le quitter, à Rome en mai, a été cette fois bien plus placide : il a fait mine de se désintéresser du match, jetant régulièrement un œil par-dessus les bâches pour regarder un autre match.

Enfin, non content de s’imposer contre Carballes Baena (7-6 (7/4) 6-3), 72e au classement ATP, l’Australien s’est permis de se moquer du chapeau de l’arbitre Fergus Murphy.

« C’est une blague, mec. C’est une blague sérieuse. Comme ton chapeau ridicule. Il ne fait même pas beau », a-t-il raillé.

Pas franchement calmé après sa défaite contre Auger-Aliassime, Kyrgios a maintenu ses propos sur l’arbitre accusé de vouloir « truquer le match ».

« Dans le contexte, il sait que je vais riposter. Tous les arbitres le savent. Ils en parlent, bien sûr. Ils savent que je ne serai jamais le genre d’homme qui recevra une mauvaise décision et qui la laissera passer », a-t-il insisté en conférence de presse.

« Je ne pense pas qu’ils sont assez punis, assez sanctionnés s’ils prennent une mauvaise décision. Et il (l’arbitre) sait que je vais devenir fou. Il le sait au fond de lui-même s’il n’annule pas cette balle. Mec, le gars a servi un service à 130 km/h qui sortait, genre, de trente centimètres, et il ne change pas (la décision de son juge de ligne). Si vous êtes assis sur la chaise et que vous ne changez pas, c’est que vous ne faites pas votre travail correctement », a-t-il pesté.

Sifflé après avoir chuté sur le court, l’Australien a été aperçu en train de jurer après le public. Il n’a pas souhaité s’excuser.

« Je suis sur le terrain. Ils me regardent tous. Incroyable. Ils m’ont vu tomber. (…) J’ai été par terre combien de temps ? Deux minutes ? Vous avez des gens qui vous huent, vous traitent de tous les noms. Qu’est-ce que vous feriez ? », a-t-il demandé.

« Je joue avec mon coeur et je dois faire face à des arbitres idiots et à des idiots dans la foule. Qu’est-ce que tu veux de moi, mec ? (…) Bien sûr que je vais riposter. Je ne suis pas le genre de gars qui va s’échapper », a-t-il ajouté, expliquant plus tard refuser les conseils proposés par Novak Djokovic : « Pourquoi je voudrais ? (…) Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir me dire ? »

 
 
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