Sommet européen: les dirigeants ambitionnent un accord sur le budget 2021-2027 pour la fin de l’année

Angela Merkel (Allemagne), Mark Rutte (Pays-Bas) et Brigitte Bierlein (Autriche)
Angela Merkel (Allemagne), Mark Rutte (Pays-Bas) et Brigitte Bierlein (Autriche) - Belga

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se sont fixé jeudi l’ambition d’arriver à un accord sur le cadre financier pluriannuel (CFP 2021-2027) de l’UE d’ici la fin de l’année, et non à l’automne comme ils en avaient exprimé le souhait précédemment. L’actuel CFP - qui porte sur la période 2014-2020 - avait été adopté tardivement, entraînant un retard dans le lancement de nouveaux programmes.

Voulant éviter qu’un tel scénario ne se reproduise, les leaders européens avaient indiqué lors d’un sommet en décembre dernier leur ambition d’atterrir à l’automne 2019, et ce alors que la Commission et le Parlement les pressaient déjà de s’entendre avant les élections européennes.

Réunis à Bruxelles jeudi soir, les dirigeants ont une nouvelle fois repoussé l’échéance. Dans ses conclusions, le Conseil européen appelle «la présidence finlandaise (qui débutera le 1er juillet, ndlr) à poursuivre le travail et à développer un cadre de négociations». «Sur cette base, le Conseil procédera à un échange de vues en octobre, avec pour objectif un accord avant la fin de l’année», peut-on lire.

Pour compenser la perte de la contribution britannique et financer de nouveaux besoins (politique migratoire et des frontières, défense, emploi, Erasmus+, etc.), la Commission européenne a proposé des coupes dans la politique agricole commune (-5%) et les fonds de cohésion (-6%), ce qui est plutôt mal passé chez les principaux bénéficiaires de ces politiques historiques.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Fernand Keuleneer a été contraint de se retirer du procès. © Belga.

    Euthanasie de Tine: l’avocat de l’Eglise exclu du procès

  2. Après le Brexit, le centre géographique de l’Union européenne changera à nouveau de place et se situera à Gadheim, près de Wuerzburg, en Allemagne.

    Le Brexit aura bien lieu

  3. Georges-Louis Bouchez au magazine «
Wilfried
»
: «
Je suis pour un Etat unitaire. Si ça ne tenait qu’à moi – mais je ne suis pas tout seul – on remettrait tout à un niveau central.
»

    Georges-Louis Bouchez l’unitariste: entre faux pas et cri du cœur

La chronique
  • Impeachment: ce que nous dit le «Monicagate»

    En migrant de l’aile sud à l’aile nord du Capitole, c’est-à-dire de la Chambre des représentants au Sénat, la procédure d’impeachment dont Donald Trump est l’objet est entrée dans le vif du sujet. Plus personne ne l’ignore, ce sont en effet les sénateurs américains qui, in fine, auront à statuer sur le sort du 45e président des États-Unis.

    Même si son issue ne fait guère de doute – en dehors de toute considération sur les charges qui pèsent contre l’accusé : simple rapport de forces politique – ce procès n’en est pas moins un événement. Ce n’est pas chaque année, en effet, qu’un Commander-in-Chief joue ainsi sa tête. Ça n’est même arrivé qu’à deux reprises dans l’histoire.

    La première, c’était en 1868 ; mis en accusation (en gros) pour abus de pouvoir, le président Andrew Johnson fut acquitté à une voix près.

    La seconde, en 1998-1999, lorsque Bill Clinton fut accusé de parjure et d’obstruction à la justice, après s’être empêtré dans ses mensonges lors de la scabreuse affaire Monica Lewinsky...

    Lire la suite