En 2020, le facteur ne passera que deux fois par semaine pour le courrier non prioritaire

Le facteur ne passera plus que les
Le facteur ne passera plus que les - Mathieu Golinvaux

À partir de mars 2020, bpost limitera la distribution des lettres affranchies avec un timbre normal à raison de deux fois par semaine, peut-on lire dans les colonnes de La Dernière Heure mardi. En revanche, le courrier timbré « prior », les colis et les journaux continueront à faire l’objet d’une distribution quotidienne.

Le CEO de bpost Koen Van Gerven a précisé mardi matin sur les ondes de radio 1 que la distribution de lettres affranchies avec un timbre normal devrait avoir lieu le lundi et le mercredi.

Cette mesure se justifie car si en 2011, on distribuait encore 12 millions de lettres par jour, ce chiffre était tombé à 7,7 millions à peine en 2018, indique l’entreprise publique. En outre, seul un domicile sur deux reçoit du courrier tous les jours. « Alors que les coûts de cette ronde restent les mêmes », souligne M. Van Gerven.

Cet été, bpost va tester le système dans quelques bureaux. « Les clients ne vont rien remarquer pour l’instant. C’est seulement une enquête discrète qui vise à comprendre comment nous organisons les tournées, comment s’effectue la distribution du courrier ».

Payer plus pour un service plus rapide

Afin d’« assurer la viabilité de la correspondance à terme », bpost regroupera le courrier non urgent à partir de mars et le postera deux fois par semaine, en réponse aux attentes des clients. « Aujourd’hui, 80 % des timbres vendus ne sont pas ’prior’ et 20 % le sont. Le signal du client est donc clair : nous voulons d’urgence un cinquième du courrier », souligne encore le CEO.

Le courrier urgent continuera en revanche à être distribué tous les jours : colis, journaux, lettres recommandées, annonces de décès et lettres « prior ».

La décision de ne plus livrer le courrier non urgent au quotidien a été prise en juillet de l’année dernière et devait normalement être mise en œuvre en 2021. Mais l’exécution a été avancée à 2020, en raison de la baisse plus rapide qu’escomptée du courrier.

Les syndicats vont suivre le projet avec vigilance. « Nous devons bien sûr évoluer mais le citoyen a le droit de conserver un accès total au service postal. Ce que l’on constate est qu’il faudra payer plus pour bénéficier d’un service rapide. Et le personnel doit lui aussi conserver son statut ».

Les syndicats plaident en particulier pour maintenir groupées les distributions du courrier et des colis. « Autrement, la direction ne va pas tarder à créer une entreprise séparée qui s’occupera uniquement des colis et pour laquelle on engagera du personnel avec des contrats précaires. »

La disparition du passage quotidien du facteur est un point très sensible vu qu’il s’agit d’une obligation qui figure dans le contrat de gestion de bpost. D’autres pays ont cependant déjà expérimenté le futur système belge. En Italie ou aux Pays-Bas, la distribution de courrier a été limitée. Et au Danemark, le courrier non urgent n’est même plus distribué qu’une seule fois par semaine.

 
 
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