NBA: sacré meilleur joueur de la saison, Giannis Antetokounmpo fond en larmes pendant son discours (vidéo)

Capture vidéo Twitter @NBA
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L’ailier grec de Milwaukee Giannis Antetokounmpo a été sacré lundi à 24 ans meilleur joueur du Championnat NBA, tandis que le pivot français d’Utah Rudy Gobert a remporté pour la deuxième année consécutive le trophée de meilleur défenseur.

Les joueurs étrangers ont pris le pouvoir en NBA. Si les votes pour les trophées NBA ont été enregistrés avant même le sacre de Toronto, première équipe canadienne à remporter le titre de champion NBA, le jury, formé de journalistes spécialisés, a distingué des talents venus d’ailleurs.

Antetokounmpo est ainsi devenu le deuxième Européen, après l’Allemand Dirk Nowitzki, sacré en 2007 sous le maillot de Dallas et tout jeune retraité des parquets, a soulevé le prestigieux trophée de MVP.

Le « Greek Freak », ou phénomène grec, comme le surnomme la presse américaine, a nettement devancé avec 941 points James Harden (Houston, 776 pts), sacré en 2018 et meilleur marqueur de la saison, et de Paul George (Oklahoma City, 356 pts).

L’ailier de Milwaukee, spectaculaire dans son jeu et infatigable, a permis aux Bucks de renouer avec leur glorieux passé.

La franchise rendue célèbre dans les années 1970 par Kareem Abdul-Jabbar, a terminé la saison régulière avec le meilleur bilan (60 v-22 d) et a dominé Detroit (4-0) et Boston (4-1) en play-offs, avant de chuter en finale de la conférence Est face au futur champion Toronto (4-2).

« Je veux remercier mes coéquipiers et mes entraîneurs. Il faut plus qu’un joueur pour gagner autant de matches en une saison », a déclaré Antetokounmpo, en larmes, avant de rendre hommage à son père décédé en 2017. « Tous les jours, quand je mets un pied sur le sol, je pense à toi papa. Il me pousse à jouer mieux, à avancer même si je n’en ai pas l’envie. » Il a également remercié son « incroyable » mère, qui est son « véritable héros », et ses frères. « C’est juste le début. Mon but est de remporter le titre de champion NBA », a-t-il prévenu.

Trophée d’honneur pour Larry Bird et Magic Johnson

Le Français évoluant à Utah Rudy Gobert est lui reparti avec le trophée de meilleur défenseur pour la deuxième année de suite. Il a fini la saison 2018-19 sur une bonne note.

Statistiquement, il a réussi son meilleur exercice depuis ses débuts en NBA en 2013 avec des moyennes de 15,9 points et 12,9 rebonds par match.

Mais il a aussi connu deux grosses désillusions avec l’élimination d’Utah (4-1) par Houston dès le premier tour des play-offs et une nouvelle non-sélection pour le All Star Game, le match qui oppose chaque année mi-février les meilleurs joueurs de NBA.

« Cette récompense a une valeur énorme pour moi et pour mon équipe, c’est un travail d’équipe. Pour moi, ce trophée a plus de valeurs qu’un All Star Game, car un meilleur défenseur NBA, il n’y en a qu’un, il n’y en a pas 24, c’est la récompense d’une saison collective », a-t-il insisté.

Signe supplémentaire de la mondialisation de la NBA, les trophées de meilleur « rookie » (débutant) et de joueur ayant le plus progressé sont revenus au Slovène Luka Doncic (Dallas) et au Camerounais Pascal Siakam (Toronto).

Siakam est d’ailleurs le seul champion NBA 2019 à avoir été récompensé.

Le trophée de meilleur entraîneur est revenu à Mike Budneholzer (Milwaukee), tandis que la NBA a décerné un trophée d’honneur commun aux deux légendes Larry Bird et Magic Johnson.

 
 
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