Accueil Monde Proche-Orient

La France va rouvrir à la visite un joyau de Jérusalem, le Tombeau des rois

La visite, payante, est limitée à 15 personnes par tranche de 45 minutes.

Temps de lecture: 2 min

La France s’apprête à rouvrir à la visite le Tombeau des rois, joyau archéologique vieux de 2.000 ans dont elle est propriétaire au coeur de Jérusalem et qui était fermé au public depuis 2010, a annoncé le consulat général de France.

Ce remarquable exemple d’architecture funéraire de l’époque romaine, qui renfermait autrefois des sarcophages dans des chambres à alcôves, passe pour l’un des plus grands complexes de cette période dans la région. Il sera accessible à partir de jeudi, et tous les mardis et les jeudis matins, uniquement sur réservation en ligne, a indiqué le consulat sur son site internet. La visite, payante, est limitée à 15 personnes par tranche de 45 minutes.

Un sujet très délicat

«Le Tombeau des rois est un site funéraire. Les visiteurs doivent être convenablement vêtus», peut-on lire sur la page de commande des tickets. Les tombes elles-mêmes sont fermées au public pour des raisons de conservation et de sécurité.

Son accès est un sujet éminemment délicat pour des raisons politiques et religieuses, comme beaucoup de ce qui a trait à l’archéologie dans la Ville sainte. Les juifs ultra-orthodoxes vénèrent les lieux comme un site d’inhumation de leurs ancêtres et réclament de pouvoir y prier. L’affaire a, un temps, été portée devant la justice rabbinique.

Le Tombeau des rois est par ailleurs situé à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem occupée par Israël depuis 1967 et annexée. Cette annexion a été déclarée illégale par la communauté internationale. Israël considère toute la ville comme sa capitale, alors que les Palestiniens espèrent faire de Jérusalem-Est celle du futur Etat auquel ils aspirent.

En rouvrant le site, la France met en oeuvre une «décision prise de longue date», a indiqué une porte-parole du consulat général. La réouverture constituait «l’objectif des travaux très importants (destinés à) sécuriser le site pour le public», a-t-elle dit. Les travaux commencés en 2009 ont coûté environ un million d’euros.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

1 Commentaire

Aussi en Proche-Orient

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une