Les gastroentérites coûtent plusieurs centaines de millions d’euros chaque année

Les intoxications alimentaires sont en cause.
Les intoxications alimentaires sont en cause. - PhotoNews

Une nouvelle étude de l’institut belge de santé Sciensano estime le coût annuel des gastroentérites aiguës pour l’économie belge à un montant compris entre 210 millions et un milliard d’euros. Plus élevée qu’initialement supposé, cette estimation tient compte des coûts directs et indirects de cette maladie pour l’ensemble de la population.

Pour évaluer le coût des cas de gastroentérites aiguës (diarrhées, vomissements, etc.), Sciensano a utilisé différentes sources de données : chiffres de la mortalité, nombre d’hospitalisations, nombre de consultations chez un médecin généraliste et enquêtes auprès de la population. L’étude révèle que, chaque année, la population belge est victime de plus de 10 millions de cas de gastroentérites aiguës, ce qui représente environ un épisode par habitant et par an en moyenne. Ces épisodes entraînent près de 465.000 consultations chez un médecin généraliste, 28.000 hospitalisations et 345 décès. L’étude indique par ailleurs que la maladie génère une perte de 12.000 années de vie en bonne santé pour l’ensemble de la population.

Les coûts cachés sont importants

Le coût direct des cas de gastroentérites aiguës s’élève à un peu plus de 112 millions d’euros par an, la majeure partie de ce chiffre recouvrant les frais médicaux liés aux consultations chez un généraliste, les hospitalisations et la médication. Le coût indirect entraîné par la perte de productivité est quant à lui plus difficile à évaluer. Les estimations les plus prudentes font état d’un coût de près de 100 millions d’euros par an, mais ce montant pourrait exploser à un peu plus d’un milliard d’euros. Le coût total des épisodes de gastroentérites aiguës en Belgique varierait donc entre 210 millions et un peu plus d’un milliard d’euros chaque année.

Les cas de gastroentérites aiguës sont principalement imputables aux intoxications alimentaires et aux contacts étroits avec des personnes infectées (par exemple à l’école, au travail, dans une institution de soins, etc.). Les pouvoirs publics, l’industrie agroalimentaire et les consommateurs jouent tous trois un rôle clé pour garantir des normes de sécurité alimentaire les plus élevées possibles. Dans cette optique, les consommateurs sont invités à retenir cinq conseils de base pour une alimentation plus sûre : prendre l’habitude de la propreté, séparer les aliments crus des aliments cuits, cuire correctement les aliments, maintenir les aliments à la bonne température et respecter les chaînes du froid et du chaud, utiliser de l’eau et des produits sûrs. L’étude de l’institut belge de santé Sciensano couvre les années 2010 à 2014. Elle a été publiée dans la revue scientifique « Epidemiology and Infection ».

 
 
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