Emma Meesseman avant d’affronter la Russie à l’Euro de basket: «A nous de faire parler notre esprit d’équipe»

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À la recherche de son lustre d’antan, la Russie se dresse comme le premier obstacle sur la route des Belgian Cats jeudi (17h45) à Zrenjanin en Serbie pour l’ouverture de l’Euro 2018.

« C’est une jeune équipe, mais qui compte aussi quelques joueuses d’expérience (moyenne d’âge 26 ans comme la Belgique, ndlr) », détaille Emma Meesseman, qui connaît forcément bien le basket russe pour évoluer depuis quatre saisons à Ekaterinbourg.

L’intérieure flandrienne, trois fois victorieuse de l’Euroligue, connaît aussi le coach, l’Allemand Olaf Lange qu’elle a eu à ’Ekat’. « C’est certainement un plus pour cette équipe, tactiquement il est très fort et il connaît très bien les joueuses russes. Et puis il y a Maria Vadeeva, elle est jeune, mais très forte, presque inarrêtable. Cela dit, le basket se joue à cinq contre cinq, à nous de faire parler notre esprit d’équipe », ajoute encore celle qui fut dans le cinq de base de l’Euro 2017 et de la Coupe du monde 2018.

Une équipe russe sans joueuse naturalisée

Arrivé au chevet de la Russie (9e seulement de l’Euro 2017 et privée de Coupe du monde) pour les qualifications de cet Euro 2019 après son départ d’Ekaterinbourg, Olaf Lange a aligné un six sur six dans son groupe avec la Hongrie, la Lituanie et l’Albanie et peut compter sur sa joueuse vedette Maria Vadeeva (1m90), 20 ans, l’équivalent d’Emma Meesseman dans son pays, joueuse de Koursk puis d’Ekaterinbourg cette année et pensionnaire déjà des Sparks de Los Angeles pour un deuxième été en WNBA.

Avec Raisa Musina (1m93), 21 ans, elle a réussi l’exploit de devenir championne du monde U19 en battant les États-Unis en finale en 2017. À suivre aussi la capitaine Evgeniia Belyakova ou Zhosselina Maiga, Ekaterina Fedorenkova et Anastasia Shilova qui ont gagné l’EuroCoupe FIBA avec leur club d’Orenburg. Anastasia Logunova, elle, a joué à Castors Braine durant la saison 2015-2016.

Contrairement aux autres éditions, la Russie n’aura pas de joueuse naturalisée dans ses rangs. C’était Epiphany Prince, meneuse américaine en 2017 lors de la victoire après prolongation (76-75) des Belges dans leur 2e match de poule à Prague en 2017. Jamierra Faulkner était dans la pré-sélection, mais blessée durant la saison, cette meneuse américaine aussi a rechuté lors de sa reprise en WNBA. « Ce qui peut favoriser leur cohésion », prévient Philip Mestdagh, le sélectionneur national.

 
 
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