Santé: le trou de la sécurité sociale s’élève à 1,45 milliard d’euros

Santé: le trou de la sécurité sociale s’élève à 1,45 milliard d’euros
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Les plus optimistes espéraient 1,3 milliard d’euros. Voire 1,2. Ce devrait finalement être, info collectée à bonne source, 1,45 milliard d’euros. On parle ici du trou, du gouffre en fait, que devrait – selon les prévisions actuelles – laisser la sécurité sociale belge dans les finances de l’Etat pour l’année 2019.

Ce vendredi, le comité de gestion de la sécurité sociale doit se réunir pour acter l’affaire, pour en analyser les causes et pour baliser l’avenir. Pour mémoire, la sécurité sociale des salariés couvre sept grandes familles de coût : les allocations familiales (désormais régionalisées), l’assurance maladie (soins de santé, maladie et invalidité), les vacances annuelles, les accidents de travail, les maladies professionnelles, l’assurance chômage et les pensions. Le comité de gestion est composé des partenaires sociaux et de représentants du gouvernement qui ont voix délibérative ; composé aussi de représentants des administrations et des mutualités (avec voix consultative).

Facteurs exogènes

L’ensemble pèse autour de 75 milliards d’euros, dont le tiers environ pour les soins de santé. Et devrait donc laisser une ardoise de près d’un milliard et demi au prochain gouvernement, soit deux fois et demi l’ardoise de 2018 !

Les gestionnaires du dossier ont vu arriver l’affaire. « Les facteurs à l’origine de ce déficit, c’est que le gouvernement a construit un budget à l’équilibre en surestimant fortement l’impact de ses actions sur les recettes et en sous-estimant impact des mesures d’économie. Bref, les dépenses sont plus fortes que prévues et les recettes plus faibles », dit un proche du dossier. Ce à quoi il convient d’ajouter des facteurs exogènes avec une révision par le Bureau fédéral du plan des perspectives de croissance économique.

On ajoutera que le départ de la NVA du gouvernement l’a mis dans une situation où il devenait compliqué d’apporter des mesures d’ajustement. Le jobdeals par exemple, mis en œuvre tardivement, a impacté négativement le budget à hauteur de 700 millions d’euros.

Les perspectives 2020 font apparaître, à ce stade, une hausse des recettes de 2,7 milliards et une hausse des dépenses de 3,3 milliards.

Ce déficit ne devrait que renforcer le sentiment d’urgence déjà émis par les informateurs chargés de préparer la formation du gouvernement fédéral. Lors de leur dernière conférence de presse, ils avaient déjà insisté sur l’urgence de mettre en place un budget avant octobre, le déficit à combler étant évalué à 11 milliards d’euros environ. C’était avant que les chiffres de la Sécurité sociale ne tombent…

 
 
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