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Les Etats-Unis pressent la Belgique de rapatrier ses djihadistes

292 ressortissants belges ont quitté le royaume pour se rendre dans le Moyen-Orient et rejoindre un groupe terroriste. Parmi eux, 142 auraient été tués.

Temps de lecture: 2 min

Les Etats-Unis mettent la pression sur la Belgique afin qu’elle récupère les combattants de l’Etat Islamique (EI - Daesh, selon son acronyme arabe) qui ont la nationalité belge et leurs enfants, et éviter ainsi qu’ils ne disparaissent dans la nature, rapporte jeudi De Morgen, qui s’est entretenu avec un haut fonctionnaire du Département d’Etat américain.

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«Le meilleur moyen d’empêcher que vos combattants terroristes ne retournent sur le champ de bataille ou dans une cellule terroriste, c’est de les rapatrier pour les juger chez vous», a indiqué ce haut fonctionnaire.

Selon l’administration américaine, cent personnes «au maximum» sont visées. Les années passées, 292 ressortissants belges ont quitté le royaume pour se rendre dans le Moyen-Orient et rejoindre un groupe terroriste. Parmi eux, 142 ont été tués.

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Le haut fonctionnaire épingle un manque de volonté politique en Belgique comme dans d’autres pays européens. Pourtant, à l’entendre, le ministère public (en Belgique, le terrorisme relève essentiellement du parquet fédéral, ndlr) est prêt à se saisir de ces dossiers et à juger ces terroristes. Beaucoup ont déjà été condamnés, ajoute-t-il.

La complexité logistique d’un rapatriement ne convainc pas non plus l’administration US.

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«Nous voulons aider. Nous avons clairement fait savoir dans nos contacts que les Etats-Unis étaient prêts à assister la Belgique dans le rapatriement des FTF (Foreign Terrorist Fighter)», a affirmé le haut fonctionnaire.

Le haut fonctionnaire insiste également sur le rapatriement des femmes et des enfants. «Les enfants sont des victimes, qu’ils soient ou non radicalisés. C’est frustrant pour les Etats-Unis de voir que l’Union européenne, qui a été aussi longtemps le porte-drapeau des droits de l’homme et de l’Etat de droit, ne fait rien face à cette catastrophe humanitaire dans le nord de la Syrie», a-t-il encore dit.

 

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