Patrick Dewael est élu président de la Chambre, le Vlaams Belang n’aura pas de vice-présidence

Dewael sera au perchoir jusqu’à la rentrée parlementaire d’octobre. Après, on verra...
Dewael sera au perchoir jusqu’à la rentrée parlementaire d’octobre. Après, on verra... - Belga.

Patrick Dewael a été élu président de la Chambre ce jeudi après-midi, bénéficiant d’un large soutien, bien au-delà de la famille libérale, puisque les chrétiens-démocrates et les centristes-humanistes l’ont soutenu (Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V, a retiré sa candidature), ainsi que les écologistes (Tinne Van der Straeten, Groen, a elle aussi retiré sa candidature), les socialistes, Défi et le PTB. Quant à Patrick Dewael, son geste anti-Vlaams Belang il y a une semaine avait marqué les esprits et annoncé son élection, lorsqu’il avait manœuvré afin d’éviter que Dries Van Langenhove, jeune élu Vlaams Belang, ne se hisse à la tribune de la Chambre.

Patrick Dewael, 63 ans, est un libéral pur jus : laïque et progressiste dans le domaine (bio)éthique et sur les sujets dits « de société », il est par ailleurs un ardent défenseur du modèle d’économie libérale. Comme chef de groupe du VLD, il s’est distingué à plusieurs reprises ces dernières années à la Chambre sur les deux tableaux, cela dans certaines interventions remarquées. Pour, par exemple, plaider en faveur du « Pacte de Marrakech » sur les migrations au plus fort des tensions avec la N-VA au sein de la suédoise. Ou pour défendre la politique économique générale du gouvernement Michel face aux critiques et attaques venant de la gauche au Parlement, l’opposition socialiste ou/et PTbiste.

Patrick Dewael sera, en quelque sorte, président définitif-temporaire de la Chambre. Temporaire, parce qu’on rebattra les cartes à la rentrée parlementaire d’octobre, et qu’un autre responsable politique pourrait alors s’imposer au perchoir si les discussions à propos de la formation d’un gouvernement fédéral devaient avoir progressé et une coalition fédérale se dessiner. Définitif, car il y a très peu de chances que l’on ait alors réellement avancé dans les négociations au fédéral.

En tout état de cause, le libéral, qui présida la Chambre déjà (entre 2008 et 2010, puis en 2014), ex-vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur, ex-ministre-président flamand, restera au perchoir au moins le temps du blocage au fédéral. Qui peut durer, on l’a compris. Après, on verra, ce sera une autre histoire.

 
 
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