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Jacques Offenbach, deux cents ans de succès

Les airs du roi de l’opérette et de l’opéra-bouffe figurent toujours parmi les tubes qui mettent les gens de bonne humeur, au même titre que « Don’t stop me now » de Queen, « Good vibrations » des Beach Boys ou « I will survive » de Gloria Gaynor. Une bonne raison de réécouter « La Belle Hélène » ou « Orphée aux enfers », deux siècles après la naissance du maestro.

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L’œuvre d’Offenbach est monumentale : près de 120 opéras dont 60 ont été exhumés dans une production totale de quelque 700 partitions, selon Jean-Christophe Keck, qui dirige sa monumentale édition critique chez Boosey and Hawkes. Et sa popularité ne faiblit pas. Mais pas toujours pour les bonnes raisons. C’est à tort, en effet, que l’on réduit son rôle à celui d’amuseur attitré du Second Empire, même si la chute de celui-ci valut bien des déboires à l’artiste que certains Français regardaient désormais comme « un compositeur boche ». Le bicentenaire de sa naissance constitue l’occasion idéale pour remettre à l’heure les horloges.

Avant toute chose, Jacques Offenbach fut un redoutable instrumentaliste. C’est au violoncelle qu’il a fait ses premiers pas, écrivant d’incroyables duos pour deux violoncelles et un formidable concerto pour l’instrument. Sa virtuosité diabolique lui vaudra le surnom de « Paganini du violoncelle ».

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1 Commentaire

  • Posté par Christian Radoux, dimanche 30 juin 2019, 23:28

    Merci, un tout grand merci, Serge Martin pour cet article remarquable ! Je me permets de signaler, en plus de merveilles discographiques que vous citez, la superbe version de La Périchole dirigée par Alain Lombard, avec Régine Crespin, Alain Vanzo et notre cher Jules Bastin. Dans l'édition originelle sur vinyle, que je viens de réécouter, il, y avait un beau texte de liaison d'Alain Decaux, malheureusement éliminé de la réédition en CD. Dommage ! Je voudrais aussi insister sur la belle biographie de David Rissin aux éditions Fayard. Je reviens un instant à La Périchole pour souligner l'esprit fulgurant de Meilhac et Halévy qui, tout en respectant l'idée de Mérimée, on tiré des flèches dignes de Molière. Par exemple les courtisans s'adressant au pauvre Piquillo emprisonné pour son honnête révolte : "Je vous croyais l'âme vile, je me trompais lourdement; vous n'êtes qu'un imbécile, je vous en fais compliment" ! Quant au chef-d'oeuvre trop méconnu Barbe-Bleue, il existe une reprise sur CD de la version de l'ORTF (en1967 !) avec Dachary, Legay, Terrasson, Gayraud et Doniat. Vous avez parfaitement raison : c'est un flot ininterrompu de mélodies magnifiques... et de spirituelles rosseries. Pour terminer, (mais comment terminer avec le petit Jakob Eberst, devenu un peu miraculeusement notre grand Jacques Offenbach ?), encore une mélodie, pour moi la plus émouvante qu'il ait écrite : la berceuse du petit Noir dans La Créole. Car Offenbach se moquait autant du racisme que, effectivement comme vous le soulignez très bien, du machisme. Et toujours avec légèreté. Cette légèreté qui est le contraire de la lourdeur, et non de la profondeur. Comme chez Mozart !

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