Accord «historique» entre l’Union européenne et le Mercosur sur un traité commercial

Accord «historique» entre l’Union européenne et le Mercosur sur un traité commercial
AFP

Le Brésil a confirmé vendredi la conclusion d’un accord « historique » entre le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) et l’Union européenne (UE) qui formera « une des plus importantes zones de libre-échange du monde ».

« L’accord est un tournant historique dans la relation entre le Mercosur et l’Union européenne » et sa conclusion « souligne l’engagement des deux blocs, à une époque de tensions et d’incertitudes dans le commerce international, en faveur de l’ouverture économique et du renforcement des conditions de concurrence », indique un communiqué conjoint des ministères brésiliens des Affaires étrangères et de l’Economie.

La secrétaire d’Etat argentine au commerce extérieur, Marisa Bircher, a également affirmé sur Twitter qu’un « accord historique » venait d’être atteint.

Les discussions entre les deux entités avaient commencé en 1999. À plusieurs reprises, les parties avaient déclaré être proches d’aboutir sans finalement y parvenir.

Un accord qui concerne 770 millions de consommateurs

En s’entendant, l’UE et le Mercosur donnent naissance à l’un des plus vastes accords de libre-échange jamais conclu, avec plus de 770 millions de consommateurs et 18.000 milliards d’euros de PIB.

Vendredi dernier, les dirigeants de sept États membres de l’UE – Allemagne, Pays-Bas, Espagne, République tchèque, Portugal, Lettonie et Suède – avaient exhorté dans une lettre commune la Commission européenne à conclure cet « accord historique ».

L’ardeur de ces pays à aboutir s’opposait à la « profonde préoccupation » exprimée quelques jours plus tôt dans un autre courrier à l’exécutif de l’UE par les dirigeants français, irlandais, polonais et belge, qui s’inquiétaient eux des répercussions sur leur agriculture.

Alors qu’il était toujours l’objet de discussions, l’accord suscitait un malaise grandissant dans certains États membres de l’UE sous la pression des agriculteurs, inquiets pour leur production de viande, et des ONG, préoccupées par le climat.

 
 
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