Elections 2019: pour Patrick Dewael, les informateurs royaux ne doivent pas jeter l’éponge

Patrick Dewael
Patrick Dewael - Belga

Le SP.A Johan Vande Lanotte et le MR Didier Reynders ne devraient pas mettre un terme à leurs efforts dans le cadre de leur mission royale fédérale, a estimé le président de la Chambre Patrick Dewael (Open VLD) dimanche midi dans le journal télévisé de VTM.

Les deux informateurs feront lundi rapport au Roi pour la troisième et peut-être dernière fois. Très peu d’éléments ont filtré de leur mission entamée le 30 mai et qui visait à « identifier les défis à relever par notre pays, et les possibilités ainsi que les conditions nécessaires en vue de former un gouvernement fédéral ».

Des rumeurs de fin de mission

Ces derniers jours, des bruits ont couru selon lesquels le duo s’apprêtait à jeter le gant, bien que ces rumeurs aient rapidement été nuancées.

Pour M. Dewael, les deux plus grands partis flamand et francophone, N-VA et PS, se devraient d’entrer en contact. « Je ne suis pas le chef de l’État, mais si le Roi le permettait, je ne jetterais pas encore l’éponge. Après les élections, les partis ont parfois besoin de temps avant de pouvoir évoluer. C’est le fichu devoir des partis politiques de construire quelque chose à partir du puzzle que l’électeur lui a mis en main, et non de prendre la fuite », a commenté le libéral flamand, pour qui retourner aux urnes ne résoudrait rien.

Élu la semaine dernière à une large majorité à la présidence de la Chambre à titre provisoire, Patrick Dewael ne veut pas que l’assemblée soit paralysée dans l’attente d’un nouveau gouvernement.

Il juge que la Chambre doit garder les budgets sous contrôle. S’il n’y a pas à proprement parler de Budget cette année en l’absence de majorité gouvernementale, les députés ont voté avant les élections une série de propositions de loi ayant un impact financier. Dans les semaines à venir, Patrick Dewael veut que la Cour des comptes établisse le coût de chaque proposition de loi déposée. Il compte aussi moderniser les commissions, de sorte que des matières comme le climat ou les migrations ne soient pas éparpillées dans trois à quatre d’entre elles.

 
 
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