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Crise au Soudan: la police tire des gaz lacrymogènes sur des milliers de manifestants

Les Soudanais ont manifesté contre le pouvoir militaire.

Temps de lecture: 2 min

La police a tiré des gaz lacrymogènes contre des manifestants qui protestaient par milliers dimanche à Khartoum contre le pouvoir militaire au Soudan, pays en proie à des troubles depuis des mois, ont indiqué des témoins.

À l’appel de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, à une mobilisation massive pour réclamer un transfert du pouvoir aux civils, des milliers de Soudanais sont descendus dans la rue à Khartoum au milieu d’un important dispositif de sécurité. Avant le début de la protestation, plusieurs pays ainsi que des ONG ont appelé à la retenue pour éviter une nouvelle répression sanglante après la dispersion brutale le 3 juin du sit-in devant le QG de l’armée dans la capitale soudanaise, qui avait fait des dizaines de morts.

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Un mouvement né quand le prix du pain a triplé

Dans trois quartiers de Khartoum -Bari, Arkaweit et al-Mamoura –, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants qui criaient « Pouvoir civil ! Pouvoir civil !, selon des témoins. Les forces de sécurité ont également tiré des gaz lacrymogènes dans la ville de Gadaref, dans l’est du pays, ont indiqué d’autres témoins.

En prévision des rassemblements, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) ont été déployés sur plusieurs places de Khartoum, à bord de leurs habituelles camionnettes dotées de mitrailleuses. Les autorités bloquent depuis des semaines l’accès à internet, outil stratégique pour mobiliser les manifestants dès le début du mouvement de contestation inédit au Soudan le 19 décembre 2018.

La crise au Soudan
La crise au Soudan - AFP

Ce mouvement a été déclenché initialement par le triplement du prix du pain dans un pays pauvre à l’économie exsangue. Les manifestations dans les villes soudanaises se sont ensuite transformées en contestation contre le pouvoir du général Béchir, qui dirigeait le pays d’une main de fer pendant près de trois décennies.

 

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