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Nicolas Hulot: «L’accord avec le Mercosur est à l’origine de tous les problèmes écologiques»

« Il est fini le temps où j’arrondis les angles », a déclaré dimanche l’ancien ministre français, remonté, face à un accord « antinomique » avec les ambitions climatiques.

Temps de lecture: 2 min

Après s’en être pris à l’accord commercial UE-Canada, l’ancien ministre français Nicolas Hulot est parti en guerre, dans un entretien au Monde dimanche, contre l’accord fraîchement conclu avec le Mercosur, « antinomique » avec la lutte contre le dérèglement climatique.

Mercosur : les agriculteurs européens révoltés par l’accord

Sur tous les fronts ce week-end avec une autre interview accordée à Ouest-France et avec une tribune dans le Journal du dimanche, l’ancien ministre de la Transition écologique estime que « le libre-échange est à l’origine de toutes les problématiques écologiques ».

« Il est fini le temps où j’arrondis les angles, terminé, j’en ai ras-le-bol. La mondialisation, les traités de libre-échange sont la cause de toute la crise que nous vivons », affirme-t-il au Monde.

Dans son viseur, l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), conclu vendredi après plus de 20 ans de négociations, qui inquiète agriculteurs et ONG spécialisées sur les questions environnementales.

« Incohérence »

La situation écologique au Brésil depuis l’investiture en janvier du président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, est une source de préoccupation. L’expansion des activités agricoles se fait dans le pays au prix d’une déforestation massive et provoque de plus en plus de conflits avec les communautés traditionnelles.

« Je ne vois pas comment on peut, sur un enjeu universel, signer un accord avec un pays qui bafoue, à ce point, ces objectifs », pointe M. Hulot, dénonçant une forme d’« incohérence ».

« On finit par ne plus croire personne : on dit des choses et dans la foulée, on prend des engagements, on signe des traités qui nous mènent à l’opposé de nos intentions », dit celui qui a démissionné du gouvernement le 28 août 2018.

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3 Commentaires

  • Posté par Lange Daniel, lundi 1 juillet 2019, 8:05

    Il est clair que le libre échange, l'ultralibéralisme sont incompatibles avec les nécessités environnementales. Soutenir les manifestants pour le climat et le lendemain signer de tels accords est une imposture totale. De plus, ces accords achèvent de tuer nos produits locaux que là aussi tous prétendent soutenir. On ne peut plus visiter une exploitation agricole la bouche admirative et le lendemain sourire à l'arrivée des produits sud américains, c'est incompatible.

  • Posté par Stenuit Fernand, vendredi 20 mars 2020, 18:12

    Difficile , après-coup , de faire des mea-culpa . Un pays (comme la Belgique) ne peut produire tout . On ne peut pas vivre de patates... si on veut des citrons, des oranges, des bananes etc ...il faut bien qu'on les importe . Il y a 100 ans , on importait quasiment rien , mais cela n'a pas empèché ni la peste ni le choléra et autres joyeusetés ....

  • Posté par Stenuit Fernand, vendredi 20 mars 2020, 18:12

    Difficile , après-coup , de faire des mea-culpa . Un pays (comme la Belgique) ne peut produire tout . On ne peut pas vivre de patates... si on veut des citrons, des oranges, des bananes etc ...il faut bien qu'on les importe . Il y a 100 ans , on importait quasiment rien , mais cela n'a pas empèché ni la peste ni le choléra et autres joyeusetés ....

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