Un enquêteur belge en Australie: «Tout le monde a exactement le même but: retrouver Theo Hayez»

Le papa de Theo Hayez et sa nièce Lisa
Le papa de Theo Hayez et sa nièce Lisa - Belga

«On essaie de s’aider les uns et les autres, puisque tout le monde a exactement le même but: retrouver Théo Hayez», explique l’enquêteur belge de la cellule des personnes portées disparues détaché en Australie cette semaine pour élucider la disparition du jeune Belge, aperçu pour la dernière fois il y un mois dans la station balnéaire de Byron Bay.

«Nous sommes présents pour voir comment nous pouvons mettre toutes les pièces dont chacun dispose sur la table, qu’on les compare et qu’on puisse les intégrer les unes aux autres pour avoir une meilleure image de tout ce qui a pu se passer», explique l’agent de la cellule des personnes portées disparues, qui est accompagné de deux enquêteurs de la police judiciaire fédérale.

Tous trois poursuivent lundi à Byron Bay leurs travaux avec leurs homologues australiens sur l’enquête relative à la disparition du jeune homme dans la station balnéaire (Nouvelle-Galles du Sud, côte est), après une première prise de contact en cours de week-end.

«Depuis le début, nous avons eu une bonne collaboration avec la police australienne mais essentiellement par téléphone. Or avec la distance, le décalage horaire et un système judiciaire différent en Australie, c’était très difficile de tout saisir», poursuit l’enquêteur.

Un environnement « pas facile »

«Maintenant que nous sommes là, nous pouvons comprendre beaucoup de choses, continuer à collaborer de manière plus efficace et avoir des réponses à nos interrogations», indique l’enquêteur. Il ajoute que la police belge apporte aussi des réponses à la police australienne puisque que «les faits se passent en Australie, mais Théo a tout un passé en Belgique», pointe-t-il.

La présence des enquêteurs à Byron Bay est aussi une plus-value pour «comprendre la réalité du terrain». Il décrit un environnement qui n’est «pas facile du tout» dans une région semi-tropicale de la côte est de l’Australie.

«Comme dans toute disparition, avant d’avoir retrouvé la personne, on ne sait absolument pas ce qui se passe, on travaille par étape: on suit les priorités et on ferme toutes les portes. Et il y en a déjà beaucoup qui se sont fermées, sur un mois de temps», explique-t-il sans pouvoir communiquer sur le contenu de l’enquête. Celle-ci a été fédéralisée, et est donc traitée par la police fédérale judiciaire d’Hal-Vilvorde, s’agissant d’une affaire internationale conséquente.

Il assure qu’au niveau belge, un dossier n’est pas mis à l’arrêt «tant que la personne ou un corps n’a pas été retrouvé», et souligne que les policiers australiens mettent «beaucoup, beaucoup d’énergie et d’argent» dans sa résolution. «On peut les remercier.»

 
 
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