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Nominations européennes : les 28 sont toujours dans l’impasse, le nom de Charles Michel circule

Le nom de Charles Michel est cité comme Haut représentant des Affaires étrangères de l’Union européenne.

Temps de lecture: 3 min

L’impasse perdure lundi au sommet extraordinaire de Bruxelles, où les 28 chefs d’Etat ou de gouvernement de l’UE cherchaient toujours un compromis sur les nominations aux plus hautes fonctions de l’Union européenne. Un des scénarios discutés après le petit déjeuner voyait Charles Michel à la tête de la diplomatie européenne.

Le coup de couteau porté dimanche par le Parti populaire européen (PPE) à un projet de solution soutenu par la France, l’Allemagne, l’Espagne et les Pays-Bas, qui reléguait le candidat PPE Manfred Weber au profit du socialiste Frans Timmermans à la tête de la Commission européenne, faisait toujours sentir ses effets après près de 15 heures de négociations et une nuit blanche.

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Le nom de M. Timmermans est en outre rejeté par les pays de l’Est formant le groupe dit de Visegrad (Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie) ainsi que par l’Italie, mais sa candidature restait bien vivante lundi matin pour succéder à Jean-Claude Juncker dès lors que ces pays ne sont pas en nombre pour former une minorité de blocage.

Mais le Conseil osera-t-il se départir du consensus pour aller à la confrontation par votes sur une nomination aussi sensible ?

Plusieurs scénarios

Parmi les multiples scénarios évoqués, contredits ou ressuscités au cours des dernières heures, certains continuaient de voir le Premier ministre belge Charles Michel à la tête du Conseil européen.

Mais un autre évoqué plus récemment encore par un diplomate européen le place plutôt à la tête de la diplomatie européenne en tant que Haut représentant de l’Union des Affaires étrangères, un poste actuellement occupé par l’Italienne Federica Mogherini.

M. Michel serait en concurrence avec la libérale danoise Margrethe Verstager mais tiendrait la corde. La première vice-présidence de la Commission serait aussi dans la balance entre les deux libéraux.

Dans ce dernier scénario, M. Timmermans aurait bien la Commission, la Bulgare Kristalina Georgieva (directrice générale de la Banque mondiale, apparentée PPE) le Conseil, et Manfred Weber (PPE) la présidence du Parlement, éventuellement scindée pour un demi-mandat avec les libéraux. A cet égard, le nom d’un autre Belge, l’ex-Premier ministre Guy Verhofstadt, restait cité.

Mais rien n’indiquait que le PPE se satisferait d’une telle répartition, ni qu’elle rencontrerait à suffisance les critères d’équilibre géographique (nord-sud, est-ouest) ou hommes-femmes.

La Pologne, en particulier, continuait de rejeter avec virulence la perspective de voir à la tête de l’exécutif européen Frans Timmermans, qui a, durant son mandat de vice-président de la Commission, déclenché contre elle une procédure inédite de préservation de l’État de droit.

Les pourparlers continuaient en milieu de matinée et la possibilité d’un nouvel échec persistait, auquel cas un nouveau sommet pourrait être convoqué à la mi-juillet.

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Mais dans ce cas, les eurodéputés pourraient ne pas attendre le Conseil. Leur séance d’installation, qui s’ouvre ce mardi à Strasbourg, a programmé l’élection du président de l’assemblée dès mercredi matin. Et le président sortant, Antonio Tajani, a déjà prévenu: cette élection est «complètement indépendante» de la décision du Conseil. «Nous avons l’intention de procéder à cette élection ce mercredi, quelle que soit l’intention du Conseil.»

 

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4 Commentaires

  • Posté par Pablos Gino, lundi 1 juillet 2019, 23:54

    Pour moi c'est le candidat idéal,aucune envergure,un pantin dont on peut tirer les ficelles et il se met à gesticuler au gré du manipulateur.

  • Posté par Gillard Patrick, lundi 1 juillet 2019, 12:45

    le nom de Charles Michel circule… CELUI DE PINOCCHIO aussi? Bon dieu, non, pas lui, il mettra en miette ce qui reste d'Europe sociale ...

  • Posté par Carré Albin, lundi 1 juillet 2019, 12:08

    Après avoir contribué à consolider l'extrême droite et le noyautage de l'état par les nationalistes flamands en Belgique, ce bras prestidigitateur de la pieuvre "Michel" va contribuer à éloigner encore davantage l'Europe des citoyens en prenant soin d'éloigner toute possibilité d'Europe sociale et fiscale pour le plus grand profit du big-business et finir sa carrière dans une grande trans-nationale. Pinocchio ou Machiavel, sans doute les deux...

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