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Migration: la capitaine du Sea-Watch, Carola Rackete, présentée à un juge italien ce lundi après-midi

Carola Rackete a été arrêté samedi matin pour avoir accosté de force dans l’île de Lampedusa afin de débarquer 40 migrants.

Temps de lecture: 2 min

Berlin a réclamé la libération de Carola Rackete, la capitaine du navire humanitaire Sea-Watch qui devait être présentée lundi après-midi à un juge à Agrigente (Sicile), deux jours après son arrestation pour avoir accosté de force dans l’île de Lampedusa afin de débarquer 40 migrants.

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« De notre point de vue, une procédure judiciaire ne peut aboutir à la fin qu’à la libération de Carola Rackete », a jugé le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, dans un tweet, alors que l’affaire a déjà provoqué des étincelles dimanche entre Rome, Berlin et Paris.

Carola Racketa, la capitaine arrêtée à Lampedusa: «Ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance»

« Nous nous opposons à la criminalisation du sauvetage en mer », a ajouté le ministre allemand, reprenant l’argumentation principale de plusieurs collectes de fonds sur internet ayant déjà réuni près de 1,2 million d’euros pour payer les frais de justice de la jeune femme et la poursuite des opérations de l’ONG allemande.

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ITALY MIGRATION SEA WATCH

Remise en liberté ?

Selon les médias italiens, elle pourrait être remise en liberté, dans la mesure où le parquet ne semble pas chercher à ce qu’elle soit maintenue en détention dans l’attente de son procès. Dans ce cas, elle pourrait être rapidement expulsée.

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Carola Rackete a été arrêtée pour « résistance ou violence envers un navire de guerre » après avoir obligé une vedette de la police chargée de l’empêcher d’accoster à s’éloigner sous peine d’être écrasée contre le quai à Lampedusa dans la nuit de vendredi à samedi. Pour cela, elle risque jusqu’à 10 ans de prison.

Elle fait également l’objet d’une enquête pour aide à l’immigration clandestine et pour avoir forcé mercredi le blocus des eaux territoriales italiennes imposé par le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini (extrême droite), en vertu d’un décret-loi entré en vigueur mi-juin pour lutter contre les navires d’ONG qu’il accuse d’êtres complices des passeurs.

Dimanche soir, Sea-Watch a défendu la manœuvre de sa capitaine, assurant qu’elle avait progressé « très lentement » pour laisser le temps à la vedette de la police de s’éloigner.

 

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28 Commentaires

  • Posté par Byloos Dominique, lundi 1 juillet 2019, 19:06

    Bravo Madame Souhaitons que d'autres capitaines aient le même courage face à ce fou de Salvini.

  • Posté par Byloos Dominique, lundi 1 juillet 2019, 19:06

    Bravo Madame Souhaitons que d'autres capitaines aient le même courage face à ce fou de Salvini.

  • Posté par Delvaux Joelle, lundi 1 juillet 2019, 16:03

    Courage à vous Madame et respect à votre détermination

  • Posté par PACKMANS jean, lundi 1 juillet 2019, 16:01

    Cette capitaine savait parfaitement ce qu'elle faisait,. Une fois arrêtée , elle va nous faire tout un cinéma

  • Posté par LIENARD NORBERT, lundi 1 juillet 2019, 18:10

    Â sa pension de misère pour arriver au montant de la maison de retraite de mon papa ,pension tellement petite qu elle est restée dans mon clavier

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