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Hautes fonctions européennes: quatre pays martèlent leur opposition au Néerlandais Frans Timmermans

La Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie se mettent d’accord sur ce point.

Temps de lecture: 2 min

Les quatre pays du groupe de Visegrad ("V4": Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie) restent opposés à la désignation du social-démocrate néerlandais Frans Timmermans à la tête de la Commission européenne, a déclaré mardi le Premier ministre tchèque Andrej Babis, au troisième jour d’un sommet à Bruxelles sur les hautes fonctions européennes.

«M. Timmermans n’est pas acceptable à nos yeux. Nous voulons une personnalité qui n’a pas une perception négative de notre région», a expliqué M. Babis, assurant que cela n’avait rien à voir avec l’appartenance du Néerlandais à la famille socialiste.

«Au sein du V4, nous représentons quatre partis différents, mais nous sommes unis sur ce point», a lancé le chef du gouvernement tchèque, membre pour sa part des libéraux européens (Renew Europe).

Interrogé quant à une possible accession de la libérale danoise, Margrethe Vestager, à la présidence de l’exécutif de l’UE, M. Babis a estimé qu’elle ferait un excellent travail à ce poste, tout en reconnaissant que plusieurs Etats restaient opposés à sa désignation.

«Certains ont aussi précisé qu’elle n’aurait pas le soutien nécessaire au Parlement européen», a-t-il ajouté.

Nouvelle concertation

Pour entrer en fonction, le président de la Commission devra en effet bénéficier de l’assentiment de 21 des 28 membres du Conseil européen (représentant minimum 65% de la population de l’UE), mais aussi obtenir par la suite une majorité absolue au Parlement européen.

Le Conseil européen, entamé dimanche soir, n’a toujours pas débouché sur un accord concernant l’attribution des quatre hautes fonctions européennes dont il est responsable.

Outre la présidence de la Commission, sont aussi à pourvoir - en respectant des équilibres politiques, géographiques et de genre - celles du Conseil et de la Banque centrale européenne (BCE), ainsi que le poste de haut représentant de l’UE aux Affaires étrangères.

«Je suis confiant quant à notre capacité à trouver un accord aujourd’hui», a assuré M. Babis.

Les pays du V4 ne disposent pas seul d’une minorité blocage au Conseil, mais il est toutefois peu probable que les autres Etats leur imposent un candidat. La chancelière allemande Angela Merkel a elle-même insisté lundi pour que le candidat réunisse «le plus grand consensus possible».

Les membres du groupe de Visegrad se concerteront à nouveau en préalable à l’ouverture du sommet, prévue à 11H ce mardi.

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2 Commentaires

  • Posté par Stampe Jérôme, mardi 2 juillet 2019, 10:59

    En gros, pour ces pays, Hongrie en tête, il est hors de question d'avoir un Président de la Commission qui attaquent les États-Membres qui détournent les fonds européens et/ou qui ne respectent pas les normes démocratiques.

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