Hautes fonctions européennes: Charles Michel nommé à la présidence du Conseil européen

Hautes fonctions européennes: Charles Michel nommé à la présidence du Conseil européen
EPA

Après trois jours de discussions ardues, un accord entre les 28 pays de l’Union européenne a été conclu ce mardi sur les nominations aux plus hautes fonctions de l’UE. Cet accord met fin à de profondes divisions entre les dirigeants européens, qui ont interrompu le sommet à plusieurs reprises. Le Premier ministre Charles Michel est désigné à la tête du Conseil européen.

« Le Conseil européen s’est entendu sur la future direction des institutions européennes », a annoncé le président du Conseil, Donald Tusk, sur Twitter, avec les photos de ces nouveaux visages, dont son successeur Charles Michel.

Ursula von der Leyen, future présidente de la Commission ?

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, est, elle, proposée pour la présidence de la Commission européenne. La nomination de Mme von der Leyen est conditionnée à son approbation à la majorité absolue au Parlement européen. Médecin de formation, mère de sept enfants, Ursula von der Leyen avait un temps été pressentie pour succéder à Mme Merkel. À 60 ans, cette native de Bruxelles, polyglotte, est cependant impopulaire en Allemagne, en raison d’un bilan controversé au ministère de la Défense.

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont également approuvé la nomination de la Française Christine Lagarde à la Banque centrale européenne, qui s’est dit « très honorée. »

L’Espagnol Josep Borrell (S&D) a également été proposé au poste de haut représentant aux Affaires étrangères. Un accord du Parlement sera toutefois nécessaire à M. Borrell, étant donné que le portefeuille de haut représentant est inclus dans la composition de la Commission européenne, dont les membres doivent obtenir l’assentiment des eurodéputés.

Pourquoi les 28 ont-ils eu autant de difficultés ?

Le renouvellement de ces postes a été rendu complexe par le morcellement du paysage politique européen. Les élections de mai ont vu le tandem PPE et social-démocrate perdre le contrôle de la majorité qu’il détenait au Parlement européen.

Emmanuel Macron avait fustigé lundi un « échec » du sommet de l’UE sur l’attribution des postes clés qui donne « une image pas sérieuse de l’Europe » et la rend « pas crédible au plan international ».

La situation est toutefois moins pire qu’en 2014, où il avait fallu trois sommets pour attribuer la présidence de la Commission à Jean-Claude Juncker (PPE), qui quittera son poste le 31 octobre.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les talents de démarcheur du Premier ministre britannique sont mis à l’épreuve avant le vote de samedi.

    Vote serré en vue sur l’accord Brexit

  2. «
Essayer de réparer les problèmes climatiques, je vois bien d’où ça vient, chez moi.»

    Les racines élémentaires de Cyril Dion: «Je me suis promis de ne jamais devenir un vieux con»

  3. En 2004, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet scellent une alliance qui écarte les libéraux du pouvoir au sud du pays. © Belga.

    Après 20 ans, Elio Di Rupo restitue un Parti socialiste debout et éreinté

La chronique
  • Hommage à la Catalogne

    Avant d’écrire 1984 (qui terrifie par son incroyable actualité), George Orwell avait participé à la guerre d’Espagne, plus particulièrement aux batailles livrées en Catalogne en 1936-1937 face aux troupes franquistes. Ceux qui s’intéressent à l’actualité politique catalane feraient bien de se plonger dans son Hommage à la Catalogne (republié chez 10/18), qui livre encore quelques clés pour comprendre cette région singulière et ses rapports avec le reste de l’Espagne.

    Ainsi, cette phrase : « Dans cette guerre, on eût dit que c’était toujours à qui manquerait l’autre ». N’est-ce pas un résumé laconique mais implacable de l’incompréhension historique entre l’Espagne et sa région la plus remuante et de l’échec des gouvernements successifs de Madrid et de sa justice ?

    Un pouvoir central qui privilégie systématiquement à la politique de la main tendue celle de la main sur la figure.

    L’Espagne, devenue...

    Lire la suite

  • Accord sur le Brexit: let it be…

    Lorsqu’est apparu jeudi matin « Accord sur le Brexit » sur nos écrans, c’est l’émotion d’abord qui s’est emparée de nous. Nous y voilà donc. Soudain, ce départ qui s’était transformé en un vaudeville avec de piètres acteurs et des portes de parlements qui claquent, devenait réalité. Et cela provoquait durant un court instant la stupéfaction, la tristesse, comme un sentiment de défaite mais surtout de perte. Comme si nous avions stupidement espéré que ces négociations allaient durer toujours, permettant de conserver « par...

    Lire la suite