Euro de basket: la Belgique bat la Slovénie et affrontera la France en quarts de finale (vidéo)

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On a cru que les Belges seraient les premières à se libérer. Julie Allemand, leur moteur, avait inscrit le premier lay-up puis son premier 3 points, cette arme fatale qui leur manque tant depuis l’entame du tournoi. Mais c’était un leurre… Au quart-temps, la meneuse des Cats restait leur seule marqueuse et la Slovénie menait 10-20 ! Cette entame catastrophique ne fit évidemment que rajouter aux doutes qui parcourent la sélection à mesure qu’elle s’approche de son objectif. Et pendant un petit quart d’heure, cela confina carrément à la paralysie. Linskens, Delaere, Vanloo, Carpreaux s’avouaient transparentes. Même Meesseman, exemplaire jusque-là, s’avouait impuissante face aux prises à deux ou à trois qui l’étranglaient puisqu’il incarne la principale belge de cet Euro. Le rebond n’était toujours pas maîtrisé, la réussite à distance restait aux abonnées absentes et aucune joueuse n’apportait un écot à Allemand.

Or, à force de jouer à l’envers, même la défense avait relâché sa vigilance. Jusqu’à friser la correctionnelle : 12-27 ! Il était moins une pour relancer le match le plus important de l’histoire du basket féminin belge. Le déclic, ce sont évidemment Allemand et Meesseman qui le provoquèrent. Avec la participation de Raman et Nauwelaers, les seules sorties du banc le couteau entre les dents, mais aussi la complicité des Slovènes qui, sans doute surprises de mener aussi facilement dès le moment où elles ne partaient pas favorites, ont oublié d’enfoncer les Cats en ratant elles aussi de nombreux paniers faciles.

Ce faisant, elles avaient offert une chance inespérée à la Belgique qui, cette fois, la saisit à pleines mains. En quelques séquences, à partir d’une assise défensive retrouvées, les Cats retrouvèrent la fluidité qui caractérise leur jeu lorsqu’elles évoluent sans peur. Et leur collectif fondit sur un adversaire soudain intrinsèquement inférieur, comme annoncé, au point de rallier la mi-temps sur un 10-0 qui propulsa les Cats aux commandes pour la première fois depuis 2-0 : 34-32, malgré 20 % à 3 points et 7 rebonds abandonnés et à peine 5 fautes commises !

C’eut alors été inexcusable de reprendre sans conserver cette intensité. Pourtant, les Belges manquaient toujours autant de dureté, de concentration et de confiance. Mais comme les Slovènes refusaient obstinément d’en profiter, l’écart demeurait insignifiant : 41-43 à la 25e minute. Les principaux motifs d’encouragement pour les Cats, c’était l’efficacité retrouvée de Kim Mestdagh et surtout les fautes qu’elles provoquaient. Mais elles n’imposaient pas leur rythme ; au contraire, elles subissaient la vitesse du jeu slovène. Le temps mort du coach Mestdagh à 41-47 eut alors le mérite de recentrer le jeu des Belges dans la raquette, autour de Meesseman, tandis qu’Allemand atteignit les 20 points à 48-47. Une fois encore, les Cats s’en sortaient avec bonheur, mais de victoire aisée, il n’en serait pas question : 53-51 à la demi-heure.

Et impossible de s’échapper pour enfin respirer ! Au contraire, c’est la Slovénie, comme à chaque quart-temps, qui repartit de plus belle (53-56). Mais comme depuis le début de match, elle ne parvenait pas à le « tuer ». Ce qui déboucha sur 5 dernières minutes ultra-stressantes. Or, sous pression, les Cats n’avaient offert aucune garantie dans cet Euro. Pétrifiées, elles continuèrent à manquer l’impossible… sauf Allemand, dont le 3 points fit 66-65 à 48 secondes de la fin. Elles furent à l’image du match : brouillonnes. A croire qu’il était écrit que leur rêve olympique ne se briserait pas sur ce match qu’elles ne méritaient pas de gagner, mais qui les propulse en quarts de finale, ce jeudi contre la France, que la Belgique avait battu au même stade à la Coupe du monde en septembre.

 
 
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