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Du côté des opprimés

On peut les accuser d’innocence. Mais ils ne sont ni bêtes, ni minables, ni ridicules. S’il leur arrive des catastrophes, c’est que le monde est mal fait, qu’il s’écroule dès qu’un homme le juge ou le provoque avec objectivité. En ça, ils restent modernes. Le caractère apolitique de leurs films n’exclut pas une mise en abîme comique des rapports sociaux. A Laurel l’innocence et la logique du non-sens, à Hardy le poids des responsabilités et la victimisation d’une humanité trop sensible. Pour exprimer leur rapport au monde, ils appliquent la technique du « slow-burn » (comique ralenti), la distanciation, l’escalade centrifuge. Face à l’animosité du monde, ils glorifient toujours la félicité morale des faibles et des opprimés. Bien avant les gilets jaunes, ils savaient organiser le chaos total et irrationnel.

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